Les changements climatiques accroissent les risques d’événements climatiques extrêmes

Le 02 novembre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Aux Etats-Unis, Halloween 2011 a été exceptionnellement neigeux.
Aux Etats-Unis, Halloween 2011 a été exceptionnellement neigeux.

Longtemps supposé, le lien entre changements climatiques et événements climatiques extrêmes est désormais avéré par le GIEC.

C’est la question à plusieurs centaines de milliards de dollars. A l’heure où la Thaïlande se noie sous des crues exceptionnelles, où les Etats-Unis sont victimes d’inhabituelles tempêtes de neige: les changements climatiques vont-ils accroître le nombre et la force des événements climatiques extrêmes ?
 
La semaine passée, à Denver, lors du sommet du programme mondial de recherche sur le climat (WCRP), la réponse brûlait les lèvres de nombre de climatologues.
 
Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) devrait mettre tout le monde d’accord.
 
Hier, le prix Nobel de la paix 2007 a laissé fuité une partie du rapport qu’il doit formellement adopter, le 18 novembre, lors d’une réunion à Kampala. Ses conclusions ne sont guère surprenantes.
 
Sécheresse, inondations, cyclones et incendies: les désastres climatiques sont devenus à la fois plus fréquents et plus intenses sous l'effet du réchauffement global, et la tendance risque de s'aggraver, avertit le rapport Managing the Risks of Extreme Events and Disasters to Advance Climate Change Adaptation (SREX, en jargon onusien). Ce que disait déjà le 4e rapport d’évaluation du GIEC, publié en 2007.
 
Certes, l'impact du réchauffement climatique sur de tels événements dépend de leur nature et de leur répartition, très inégale, entre les différentes régions du monde. Et le niveau de confiance des prévisions formulées par les spécialistes varie selon la quantité et la qualité des données disponibles.

Mais les centaines de scientifiques ayant rédigé ce rapport pour le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), sont formels: les événements climatiques extrêmes seront globalement plus marqués et plus fréquents dans les décennies à venir, entraînant des dangers accrus pour la plupart des habitants de notre planète.
Selon le document, qui s'appuie sur des centaines d'études publiées ces dernières années, il est pratiquement certain, à 99% ou 100%, que la fréquence et la magnitude des records de chaleur quotidiens va augmenter à l'échelle de la planète au cours du 21e siècle.

Il est aussi très probable (90% à 100%) que la durée, la fréquence et/ou l'intensité des vagues de chaleur et des canicules continueront à augmenter dans la plupart des régions.

Les pics de température vont probablement (66% à 100% de certitude) augmenter par rapport à la fin du 20e siècle, jusqu'à 3°C d'ici 2050 et jusqu'à 5°C d'ici 2100.

De nombreuses zones, particulièrement les tropiques et les latitudes élevées, expérimenteront probablement des chutes de pluie et de neige plus intenses. Parallèlement les sécheresses vont s'aggraver en d'autres points du globe, notamment en Méditerranée, en Europe centrale, en Amérique du Nord, dans le nord-est du Brésil et en Afrique australe.

La hausse du niveau des mers et de leur température va aussi vraisemblablement rendre les cyclones plus destructeurs, tandis que la fonte des glaciers et du permafrost, alliée à des précipitations plus importantes, risque de déclencher davantage de glissements de terrain, explique le GIEC.
 
Selon le réassureur Munich Re, le coût des catastrophes climatiques, pour les assureurs, s’élève à 1.600 milliards de dollars depuis 1980. Un chiffre en progression de 11%, en moyenne, chaque année.


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