Les champs anglais: puits ou émetteur de CO2?

Le 09 mars 2010 par Valéry Laramée de Tanenberg
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Jusqu’à présent, la chose était entendue. Les sols du Royaume-Uni sont des émetteurs nets de gaz carbonique, le plus abondant des gaz à effet de serre (GES). En septembre 2005, Guy Kirk, de l’université de Cranfield, publiait un article dans Nature, dans lequel il estimait à 4 millions de tonnes de CO2 la perte de carbone par les sols d’Albion. A quoi, il faut ajouter 13 Mt émis, chaque année, par les terres tourbeuses d’Ecosse. Au total, les terres agricoles et les landes rejettent autant de GES que Drax, la plus grosse centrale au charbon du pays. Faux, répond Bridget Emmett, du Centre britannique d’écologie et d’hydrologie. Dans une étude commandée par le ministère de l’alimentation, de l’environnement et des affaires rurales (Defra), la biogéochimiste dément toute perte de carbone, entre 1978 et 2007, dans les couches superficielles des sols non cultivés d’Angleterre et du Pays de Galles. La différence entre les deux études serait imputable à des méthodes de comptage différentes et au fait que l’équipe de Guy Kirk a estimé que toutes les terres écossaises étaient émettrices, ce qui ne semble pas être le cas. Seul point sur lequel les deux rapports sont d’accord: les terres britanniques recèlent 2 milliards de tonnes de carbone, l’équivalent de 20 années d’émissions françaises de CO2.


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