Les causes d'une marée noire dans la Garonne inexpliquées

Le 24 août 2007 par Diana Semaska
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mareenoireGaronne
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Le 12 janvier 2007, 12.000 mètres cubes d’hydrocarbures se sont répandus sur le site d’une filiale de Total, suite à la rupture d’une cuve. Les causes de cet incident font l’objet d’une expertise judiciaire.

La marée noire survenue dans la Garonne le 12 janvier 2007 s'apprête à faire parler d'elle. Plus de 8 mois après l'incident, qui n'avait pas été divulgué, «les résultats des expertises sur les causes techniques du sinistre et sur leurs conséquences environnementales, commencées le 18 janvier, feront l'objet d'une réunion en octobre», selon Anne Bernard, du bureau de protection de l'environnement à la préfecture de Gironde.

La commune de Macau, situé en face du dépôt de pétrole, à l'origine de la pollution, exploité par la société pétrolière du bec d'Ambès (SPBDA), s'est portée partie civile en juin, aux côtés de l'association de défense de l'environnement Sepanso et probablement de France Nature environnement. «Cet incident prouve une chose, remarque Philippe Barbedienne, directeur de la Sepanso: on a beau dire que tout va bien et que tout est sécurisé, il y aura toujours le grain de sable qui fera dérailler la machine.»

Malgré le classement Seveso II de l'installation, et toutes les mesures de sécurité qui accompagnent ce statut, une cuve de pétrole a été éventrée. La veille de l'incident, le directeur Gilles Coudrette constatait une fuite dans un des bacs stockant le pétrole, et organisait alors la vidange et la surveillance de ce dernier. Lesquelles n'ont pas empêché la rupture du fond du bac le 12 janvier, suivie d'un effet de vague qui l'a fait déborder.

50.000 litres de pétrole se sont déversés dans la Garonne et les canaux environnants, et ce jusqu'au pont d'Aquitaine. Les hydrocarbures ont même atteint le bec d'Ambès, lieu de confluence entre la Garonne et la Dordogne. Quarante kilomètres de berges ont été souillés. Aujourd'hui, «la pollution a été nettoyée au moyen de pompage par bateaux et de nettoyage à la main dans les canaux environnants», selon Benoît Coucaud, de la préfecture de Gironde.

Les causes de l'accident sont pour l'instant totalement inconnues, selon l'industrie en cause. D'après Gilles Coudrette cité dans le Monde, la cuve défaillante a fait l'objet d'un contrôle technique à l'automne dernier. «Apparemment, l'entreprise aurait pris toutes les mesures de sécurité nécessaires », explique Anne Bernard. Elle ajoute que la préfecture «n'est pas en mesure de communiquer actuellement sur cet événement, puisque l'affaire est encore entre les mains de la justice».

La Garonne se trouvant dans une zone de balancement des marées, celles-ci ont étalé la pollution rapidement le long des berges de la Garonne, de la Dordogne et de la Gironde. L'estuaire de la Gironde, classé Natura 2000, est connu notamment pour sa population d'esturgeons, et pour l'angélique des estuaires, une plante classée sur la liste rouge des espèces menacées en France.




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