Les catastrophes naturelles créent de plus en plus de réfugiés

Le 17 septembre 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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22 millions de personnes ont été déplacées par des catastrophes.
22 millions de personnes ont été déplacées par des catastrophes.
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Depuis quelques jours, une exceptionnelle mousson provoque de dramatiques inondations en Inde et au Pakistan. Les derniers bilans (encore provisoires) font état de plus de 500 morts et de centaines de milliers de déplacés. Une situation qui n’a rien d’étonnant, à en croire un rapport de l'Observatoire des situations de déplacement interne (IDMC). Et qui ne fera que s’aggraver.

22 millions de réfugiés en 2013

Publié ce 17 septembre, le dernier opus de l’institution du conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) estime que le nombre de réfugiés chassés de leur domicile par des catastrophes naturelles ne cesse de croître. L’an passé, 22 millions de personnes ont été déplacées par des catastrophes liées aux aléas naturels: près de trois fois plus que le nombre de personnes fuyant des conflits armés la même année. Les données recueillies sur quatre décennies révèlent que deux fois plus de personnes sont déplacées aujourd'hui que dans les années 1970.

Si aucune région du monde n'est à l'abri, l'Asie est le continent le plus touché, avec 19 millions de personnes déplacées en 2013. Les pays riches sont affectés comme les pauvres, même si ce sont les pays en développement qui paient le plus lourd tribut, avec plus de 85% des déplacements. Les catastrophes majeures déterminent en grande partie la tendance mondiale. A lui seul, le typhon Haiyan a mis sur les routes 4,1 millions de Philippins.

Tendance à la hausse

Le nombre de réfugiés ne devrait pas cesser de progresser, affirme l’IDMC. La faute à la croissance démographique et à la concentration des populations en milieu urbain, notamment dans les pays vulnérables. «Au vu du nombre croissant de personnes vivant et travaillant dans des zones à risque, cette tendance à la hausse va se poursuivre et devrait être exacerbée à l'avenir par les effets du changement climatique», indique Jan Egeland, secrétaire général du NRC.

Pour l’avenir, l’Afrique fait figure de continent à risque. Sa population devrait doubler d’ici 2050, grossissant des villes peu résilientes.



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