Les catastrophes naturelles coûtent de plus en plus cher

Le 14 mars 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les coûts du séisme et du tsunami de 2011 dépassent les 200 milliards de dollars.
Les coûts du séisme et du tsunami de 2011 dépassent les 200 milliards de dollars.

Les catastrophes naturelles ont coûté, l’an dernier, à la collectivité la somme de 138 milliards de dollars (112 milliards d'euros), la moitié des pertes ayant été causée par l'ouragan Sandy et la sécheresse qui ont frappé les Etats-Unis, a indiqué l'ONU ce 14 mars.

C'est la troisième année de suite que ce chiffre dépasse la barre des 100 Md$ (77 Md€), avertissent les Nations unies selon les statistiques publiées à Genève.

«L'examen des pertes économiques causées par les catastrophes majeures depuis 1980 révèle depuis la moitié des années 1990 une augmentation», explique la directrice de la Stratégie internationale de prévention des catastrophes des Nations unies (UNISDR), Elizabeth Longworth.

Elle a relevé que cette tendance se poursuivait malgré le fait qu'en 2012, il n'y ait pas eu de «méga-catastrophe» comme peut l'être un tremblement de terre en milieu urbain.

Jusqu'à présent, 2011 reste l'année record en termes de pertes économiques (371 Md$ -286 Md€): la très grande majorité (214 Md$ -165 Md€) des coûts avait eu pour origine le séisme et le tsunami qui avaient frappé le Japon en mars de cette année.

D'une façon générale, a souligné Elizabeth Longworth, les coûts demeurent élevés lorsqu'une catastrophe affecte un pays industrialisé, comme ce fut le cas en 2012 avec la sécheresse (20 Md$ -15,4 Md€) et l'ouragan Sandy (50 Md$ -38,5 Md€) aux Etats-Unis.

Le chiffre des coûts globaux liés aux catastrophes naturelles est toutefois plus élevé, préviennent les Nations unies, qui ne comptabilisent que les pertes des assurances. Or dans les pays en développement, seule une minorité de la population dispose d'une telle assurance.

Si les pertes économiques engendrées par les désastres naturels sont plus importantes dans les pays riches, ce sont les pays pauvres qui continuent d'enregistrer les pertes les plus importantes en termes de vies humaines.

Selon l'ONU, 9.330 personnes sont décédées dans le monde à la suite d'une catastrophe naturelle, contre 30.770 en 2011, et 297.000 en 2010 (année du tremblement de terre en Haïti).



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