Les catastrophes en hausse en Europe depuis 10 ans

Le 13 janvier 2011 par Sabine Casalonga
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Le nombre et les effets des catastrophes naturelles et industrielles ont augmenté en Europe entre 1998 et 2009, selon un nouveau rapport de l'Agence européenne pour l'environnement (AEE) publié mercredi 12 janvier.

Intitulé « Cartographie des impacts des catastrophes naturelles et des accidents technologiques en Europe », le rapport de l’AEE aborde trois types de danger : ceux liés aux conditions météorologiques (tempêtes, températures extrêmes, feux de forêt, sécheresses, inondations), aux phénomènes géophysiques (avalanches, glissements de terrain, séismes, éruptions volcaniques) et aux accidents technologiques (marées noires, accidents industriels, déversements toxiques provenant d'activités minières).

Les catastrophes ont causé près de 100.000 morts, touché plus de 11 millions de personnes et entraîné des pertes économiques d'environ 150 milliards d'euros durant la période de l’étude.

Les températures extrêmes ont causé le plus grand nombre de victimes. Au total, plus de 70.000 décès supplémentaires ont été signalés en Europe au cours de l'été caniculaire de 2003. Les inondations et les tempêtes ont été les événements les plus coûteux, avec des montants estimés respectivement à environ 52 milliards et 44 milliards €.

Les tremblements de terre ont eu des impacts importants avec près de 19.000 décès et des pertes de l'ordre de 29 milliards €.

Les accidents technologiques ont engendré les impacts les plus graves sur les écosystèmes, souligne l’AEE citant les marées noires de l’Erika (1999) et du Prestige (2002), ainsi que les déversements de déchets toxiques par les activités minières à Aznacollar, en Espagne (1999) et dans la Baia Mare, en Roumanie (2000).

L'augmentation des pertes s'expliquerait selon l’AEE par une activité humaine plus importante et l'accumulation de biens économiques dans les zones à risque, mais également, par un meilleur recensement. Bien que la part des pertes imputables au changement climatique soit actuellement impossible à déterminer avec précision, note l’AEE, elle est susceptible de croître à l'avenir, puisque la fréquence et l'intensité des phénomènes météorologiques extrêmes devraient augmenter.

L’AEE estime que des efforts supplémentaires sont nécessaires pour mettre en œuvre une approche de gestion intégrée du risque (GIR) qui inclut prévention, préparation, intervention et restauration de tous les dangers en Europe. Certaines mesures sont mieux gérées à l’échelle des ménages ou des communes, comme l’amélioration du drainage naturel pour prévenir les inondations, ou une prise en charge appropriée des personnes âgées afin d’atténuer les effets des vagues de chaleur.

 



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