Les castors sauvages écossais retourneront-ils en cage ?

Le 21 décembre 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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D’habitude, quand une espèce reconquiert un biotope dont les activités humaines l’avait chassée, la nouvelle réjouit les naturalistes. Pas en Ecosse. Du moins pas lorsqu’ils travaillent pour le compte du Scottish Natural Heritage (SNH), l’institution en charge de la gestion de l’environnement situé au nord du mur d’Hadrien.

Il y a une dizaine d’années, les castors écossais ont commencé à repeupler la vallée de la Tay, dans la région de Perth. Officiellement, la population de rongeurs compterait une vingtaine d’individus, mais selon des naturalistes consultés par The Independent, leur nombre pourrait, en fait, atteindre la cinquantaine.  

Pour le SHN, tout cela est terriblement «  annoying ». Ennuyeux, car ces bièvres écossais, juridiquement considérés comme éteints, sont revenus tout seuls (probablement échappés d’un jardin zoologique) et n’ont pas été réintroduits par l’homme.  

Le SHN entend donc capturer et mettre au zoo les contrevenants. «  Si nous les laissions dans la nature, nous ignorerions la législation sur la faune sauvage, ce que ni le SHN ni aucun gouvernement ne peut faire », justifie un porte-parole de l’institution.  

Le comique de l’affaire est que le SHN tente, difficilement, de réintroduire des castors d’Europe (Castor fiber) dans la forêt de Knapdale, à l’est de l’Ecosse.  

L’affaire commence à faire grand bruit dans la lande des pictes. Aux pétitions succèdent les pages tweeter de soutien aux castors évadés. Sans pour l’instant impressionner le SNH. Cette rigidité pourrait masquer une volonté du gouvernement écossais d’interrompre la réintroduction du castor dans les Highlands.  

La puissante Scottish Rural Property and Business Association (un lobby de propriétaires terriens) estime, en effet, que le castor n’a rien à faire dans la région puisqu’il y a plus de 4 siècles qu’il en a été éradiqué. Et certains écologistes ne sont pas loin de souscrire à cet argument. Tels les défenseurs des rivières d’Ecosse, de la Tweed Foundation, qui redoutent de voir les barrages des castors perturber la migration des saumons.



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