Les camions ne remplaceront pas le train des fruits et légumes

Le 17 mai 2019 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Ce n'est pas fini, mais ce n'est pas gagné.
Ce n'est pas fini, mais ce n'est pas gagné.
VLDT

Le train de primeurs entre Perpignan et le marché de Rungis ne sera pas mis sur une voie de garage au mois de juin comme prévu. Dans un communiqué diffusé vendredi 17 mai, le ministère des transports indique vouloir trouver une «solution ferroviaire pérenne» d'ici la fin de l’année.

«Il n'y aura donc pas d'interruption de cette liaison ferroviaire fin juin comme c'était initialement envisagé», confirme le ministère, précisant que «le train continuera de circuler au moins jusqu'à la fin de la saison haute en cours».

Au-delà, l’Hôtel de Roquelaure assure vouloir trouver «une solution ferroviaire pérenne d'ici la fin de l'année, permettant de poursuivre dans la durée le transport des fruits et légumes par le rail». «Un groupe de travail, sous l'autorité du ministère chargé des transports, se réunira chaque mois jusqu'à la fin de l'année, afin d'élaborer et mettre en œuvre collectivement cette solution ferroviaire pérenne», détaille le communiqué.

deux options

Parmi les solutions étudiées: la mise en place d'une liaison en transport combiné ou la mise en service «à horizon 2022» d'une autoroute ferroviaire. Mais pas d’instauration d’une écotaxe poids lourds, bien sûr.

Jusqu’à présent, un train réfrigéré reliait chaque nuit la gare Saint-Charles de Perpignan à Rungis, en banlieue parisienne, le plus grand marché alimentaire frais du monde. Pas moins de 138.000 tonnes de fruits et légumes étaient ainsi transportées par an.

20 millions d'investissements

Mais le contrat passé par deux transporteurs (Rey et Rocca) avec la SNCF pour assurer cette liaison arrive à échéance fin juin et ne devait pas être renouvelé, du fait de la vétusté des wagons et du coût de leur remplacement, estimé à 20 M€. L’arrêt de la liaison ferroviaire aurait nécessité plusieurs milliers de rotations de poids lourds chaque année.

Devant le tollé provoqué par cette décision, les services d’Elisabeth Borne ont réuni, ce vendredi 17 mai, la SNCF, les principaux clients de la ligne, les plateformes de Rungis et de Perpignan, les conseils régionaux d'Ile-de-France et d'Occitanie, les conseils départementaux des Pyrénées-Orientales et du Val-de-Marne, ainsi que les experts de l'Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).

 



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