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Les camions 44 tonnes débarquent en France

Le 18 janvier 2011 par Célia Fontaine
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Le décret autorisant la circulation des 44 tonnes dans le secteur agricole et agro-alimentaire est paru aujourd’hui 18 janvier au Journal officiel.

Conformément aux engagements pris par le Président de la République début avril 2010 (dans le JDLE), « cette décision autorise la circulation des poids lourds équipés de 5 essieux transportant des produits agricoles et agro-alimentaires, entre le lieu de leur production et celui de leur première transformation, indique le ministère en charge de l’écologie dans un communiqué du 18 janvier.

L’entrée en vigueur de ces dispositions est immédiate pour le passage de 40 à 44 t de la limite du poids total autorisé en charge des poids lourds.

La mesure sera étendue en 2012 à tous les types de chargement de façon concomitante avec l’introduction de l’écotaxe Poids lourds.

« Afin de limiter l’impact sur les chaussées, les poids lourds de 44 tonnes devront, à partir de 2014, être progressivement équipés de 6 essieux. Cette modernisation du parc suivra un calendrier parallèle à celui de la norme Euro 6, et n’appellera donc pas de surcoût pour les entreprises. A partir de 2019, seuls les poids lourds à 6 essieux seront autorisés à circuler avec un poids de 44 tonnes », poursuit le communiqué.

Pour France nature environnement (FNE), ce texte est inquiétant, car il favorise le transport routier de marchandises au détriment du transport ferroviaire ou fluvial, moins polluants[1]. Des dérives sont à craindre pour les produits agro-alimentaires transportés sur de longues distances, souligne la fédération. Agir pour l’environnement partage ce point de vue. L’association précise que « la part modale du ferroviaire et du fluvial, au lieu d'augmenter, a diminué pour ne représenter que 12 % en 2009, alors qu'elle était de 14 % en 2006 ».

Selon le comité national routier, 12 % des poids lourds routiers devraient bénéficier de ce décret, entraînant un accroissement de la productivité évaluée à plus de 10 %. Mais l'impact de cette décision sur la dégradation des routes est évalué à 500 millions d'euros, une somme qui sera normalement imputée aux départements. 



[1] Les émissions de GES restent toujours 10 à 100 fois plus élevées pour le transport par route que pour le transport par voie ferrée, ou fluvial



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