Les cahiers des charges « solaire » sont approuvés

Le 12 janvier 2011 par Célia Fontaine
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Le cahier des charges « solaire » et « photovoltaïque » de l’Ademe ont été approuvés par deux arrêtés publiés le 11 janvier au Journal officiel.

Les textes visent le cahier des charges relatif à l’action 1 du programme Démonstrateurs et plates-formes technologiques en énergies renouvelables et décarbonées et chimie verte, créé par la loi de finances rectificative pour 2010.

Ce programme « vise à accélérer l'innovation et le déploiement des technologies vertes dans les filières énergétiques et de la chimie », explique la convention conclue entre l’Etat et l’Ademe en août dernier.

L’action est dotée d’une enveloppe globale de 1,6 milliard d'euros : 1,35 milliard sur les énergies renouvelables et décarbonées (126 millions € mobilisés en soutien au solaire photovoltaïque, le reste pour les énergies marines, géothermie, captage, stockage et valorisation du CO2, chimie verte, etc.), et 250 millions € dans le secteur de l'économie circulaire (tri et valorisation des déchets, dépollution et éco-conception de produits industriels, etc.).

Cela devrait permettre aux pouvoirs publics de « poursuivre et d'accélérer le déploiement des technologies vertes, en soutenant des projets innovants de démonstrateurs de recherche, la mise en place de plates-formes technologiques associant acteurs publics et privés et mutualisant les moyens et des projets d'expérimentation, faisant ainsi le lien entre la recherche amont et la pré-industrialisation », indique la loi de finances.

D’ici 2020, la France doit produire 23 % de son énergie finale à partir de sources d’énergie d’origine renouvelable et s’est engagée à installer 5.400 mégawatts crête de solaire photovoltaïque. En 2010, la puissance solaire installée a atteint les 800 MWc[1].

Mais il faut rappeler que le gouvernement a décidé début décembre dernier d’adopter un moratoire sur les tarifs d’achat de l’électricité photovoltaïque (dans le JDLE). Les aides au développement du solaire photovoltaïque ont en effet été suspendues pour 4 mois, car le développement des énergies renouvelables pèserait sur la facture électrique payée par le consommateur.

« Ceci relève du plus parfait mensonge », estime Agir pour l’environnement dans un communiqué du 12 janvier. « Le coût du développement du solaire photovoltaïque n’excédait pas 3 € par an et par foyer en 2010, soit 0,75 % du montant d’une facture », poursuit-elle.

Pour les défenseurs du solaire, le moratoire risque d’asphyxier une filière en plein essor, qui décollait tout juste après des années de retard sur d’autres pays. « Le gouvernement a également décidé que les projets encore non aboutis, quel que soit leur degrés d’avancement, devraient recommencer l’intégralité des procédures administratives », souligne l’association.

Or il existe une demande croissante pour la filière. Le bilan énergétique (période à l’issue de laquelle le panneau produit plus d’énergie qu’il n’en a consommée pour sa fabrication) est positif au bout de deux à trois ans, pour une durée de fonctionnement qui dépasse largement 20 ans, selon l’Agence internationale de l’énergie. « Chaque mètre carré de panneau photovoltaïque produit de 110 à 130 kilowattheures par an. Le kWh produit par une cellule photovoltaïque présente un bilan carbone de 32 grammes équivalent CO2, soit 30 fois moins qu’un kWh produit à partir du charbon », rappelle Agir pour l’environnement.



[1] L’Allemagne a déjà installé pour sa part 9.800 MW et vise un objectif de 52.000 MW en 2020



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