Les Britanniques pour le mix énergétique

Le 31 mars 2006 par Enerpresse
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«Le charbon propre, la séquestration du carbone, les renouvelables, la nouvelle génération nucléaire, toutes ces énergies seront présentes dans le ’’future mix’’ pour répondre à nos besoins», a déclaré en milieu de semaine Tony Blair.

Face à son homologue australien John Howard, à Canberra, à l’occasion d’une tournée dans le Pacifique, le Premier ministre britannique a ainsi réaffirmé clairement sa volonté de voir le mix énergétique anglais continuer de comporter une part non négligeable de nucléaire. Le 30 mars, dans la droite file de cette option, et pour solder la restructuration du secteur avant de relancer des réacteurs, le gouvernement annonçait la vente de British Nuclear Group, la partie de British Nuclear Fuels (BNFL) consacrée au démantèlement des sites, à l’occasion d’un «processus concurrentiel» qui devrait prendre fin d’ici l’automne 2007. Une vente au plus offrant donc, a indiqué le ministre de l’industrie, Alan Johnson, précisant que l’Autorité chargée du démantèlement (NDA, son acronyme anglais), qui présentait la conclusion de son rapport sur les besoins en la matière, ainsi que la stratégie de gestion retenue, le même jour, propose d’inclure un contrat de 5 ans pour Sellafield au groupe reprenant BNG. Un contrat hors appel d’offres, qui vise à faciliter la passation de pouvoir (à partir de 2012, les futures opérations redeviennent concurrentielles); mais aussi à faire passer le prix de BNG, estimé à quelque 5 milliards de livres (plus de 7 milliards d’euros) par l’Autorité britannique. Une cession qui s’ajoute à celle de British Energy, annoncée par Gordon Brown, le Chancelier de l’Échiquier. La NDA risque cependant de redonner de la voix aux opposants de l’option nucléaire de Tony Blair. En effet, comme attendu, le coût du démantèlement des sites existants sera plus élevé que prévu, signale par ailleurs la NDA. Le coût de ce plan a été revu à la hausse de 14,2 milliards de livres (£), portant ainsi à 70,2 milliards de £ le montant global nécessaire. Principal accusé pour cette hausse des dépenses futures: le volume de déchets radioactifs serait beaucoup plus important que prévu à Sellafield, le principal site nucléaire du pays, exploité en Combrie par BNFL. Heureusement pour le Premier ministre, les chiffres des rejets de CO2 sont mauvais.


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