Les Bouches de Bonifacio mieux protégées

Le 26 août 2011 par Célia Fontaine
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Les Bouches de Bonifacio sont officiellement classées «Zone maritime particulièrement vulnérable» (ZMPV), a annoncé la ministre en charge de l’écologie lors d’une visite sur place le 25 août.
 
La mobilisation franco-italienne pour préserver le détroit exceptionnellement riche en biodiversité[1] a porté ses fruits. En juin 2010, le ministre en charge de l’environnement français et la ministre italienne de l’environnement s’étaient engagés à demander à l’Organisation des Nations unies, d’interdire le passage dans le détroit de Bonifacio des navires transportant des matières dangereuses, quel que soit leur pavillon (voir le JDLE). C’est à ce moment que les deux officiels ont annoncé qu’ils allaient saisir l’Organisation maritime internationale (OMI) d’une demande de classement des Bouches de Bonifacio en ZMPV.
 
Un accord avait déjà été conclu en 1993 afin que les navires à risque battant pavillon français et italien soient interdits de passage dans ce détroit potentiellement dangereux. Parsemé d’écueils, il est en effet traversé par des courants et des vents violents, ce qui peut favoriser les accidents et les marées noires. «4.000 navires de transport empruntent ce détroit chaque année, 10% du tonnage transporté étant constitué de matières dangereuses», précise le communiqué du ministère en charge de l’écologie.
 
Le comité chargé de la protection du milieu marin de l’OMI a approuvé le classement le 17 juillet dernier à Londres. Cet engagement s'inscrit également dans la continuité des programmes communautaires Interreg I, II et III, et repose sur deux grands principes: «la préservation et la connaissance du patrimoine, ainsi que la valorisation de ce territoire commun au travers d'une entité de gestion transfrontalière». Ainsi, dès 2012, un pilotage hauturier destiné aux navires transitant par le détroit et ayant à leur bord des marchandises dangereuses sera mis en place.
 
Alors que moins de 1% de la Méditerranée bénéficie d’une protection environnementale selon Greenpeace, Nathalie Kosciusko-Morizet a annoncé lors de sa visite que le processus de création du parc marin international des Bouches de Bonifacio sera finalisé. «La création d’un groupement européen de coopération territoriale (GECT) entre le parc national de l’archipel de la Maddalena, en Sardaigne, et l’Office de l’environnement de la Corse, gestionnaire de la réserve naturelle des Bouches de Bonifacio, sera également soutenue», précise le communiqué.


[1] 37% des espèces remarquables de Méditerranée y vivent, comme plusieurs espèces de dauphins, de cachalots et de rorquals


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus