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Les Biodiesels de première génération passeront-ils l'hiver?

Le 27 janvier 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg

Déjà considérés comme chers et peu efficaces par la Cour des comptes [JDLE], le bilan des agrocarburants se noircit encore.

 

Dans sa livraison de fin de semaine, le site d’information Euractiv affirme avoir en sa possession la dernière évaluation climatique européenne des agrocarburants.

 

Prenant en compte les impacts indirects du changement d’affectation des sols, celle-ci repose sur des analyses de cycle de vie. Ce même système avait été utilisé lors de la révision de la directive sur la qualité du carburant.

 

Depuis lors, Bruxelles considère que les carburants issus des sables bitumineux émettent 23% d’émissions de GES de plus que le pétrole conventionnel (107 grammes d’équivalent CO2 par mégajoule d’énergie produite contre 87g éqCO2/mj pour le pétrole conventionnel).

 

Les données publiées par Euractiv ne concernent que les agrocarburants. Mais, fait étonnant, certains d’entre eux affichent un bilan carbone plus défavorable que les carburants tirés du pétrole brut (87g éqCO2/mj).

 

Décrochant la palme climatique, le biodiesel issu de l’huile de palme  affiche 105 gr éqCO2/mj, juste devant le gazole issu du soja (103 grammes).

 

Le biodiesel tiré de l’huile de colza est plus néfaste encore pour le climat que l’essence «fossile»: 95 gr éqCO2/mj.

 

Pour autant, certains agrocarburants de première génération affichent des performances remarquables: le bilan de l’éthanol issu du blé fluctue entre 64 et 35 gr éqCO2/mj, selon le mode de production. Les carburants issus du maïs, de la canne à sucre et de la betterave à sucre sont plus performants encore: respectivement 43 gr éqCO2/mj, 36 gr éqCO2/mj et 34 gr éqCO2/mj.

 

Déjà contestées par le lobby du biodiesel, ces données constituent une véritable épée de Damoclès pour cette industrie. Selon le système de certification de durabilité mis en œuvre en juillet dernier par la Commission, les producteurs d’agrocarburants ne pourront mettre leurs produits sur le marché communautaire qu’à la condition de prouver à des certificateurs qu’ils émettent 35% de GES de moins que l’essence, et 60% de moins en 2018.

 

Or, selon les chiffres publiés par Euractiv, seuls les agrocarburants produits à partir de blé, de maïs, de betterave et de canne à sucre répondent à ce critère. Vivement les chiffres officiels!



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