Les biocarburants pourraient accélérer le réchauffement

Le 25 septembre 2007 par Claire Avignon
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Cultiver et brûler des biocarburants émettrait plus de gaz à effet de serre (GES) que prévu. C'est la principale conclusion d'un article scientifique paru dans la revue Atmospheric chemistry and physics (1) et écrit par le prix Nobel de chimie Paul Crutzen. Ce spécialiste de la couche d'ozone est connu pour  avoir proposé le largage d'un million de tonnes de soufre dans l'atmosphère, afin de modifier artificiellement la composition chimique de la stratosphère et diminuer ainsi les effets du réchauffement climatique, au cas où ce dernier deviendrait incontrôlable.

Selon l'étude du chercheur néerlandais, lors de la pousse de certaines plantations habituellement utilisées pour produire des biocarburants, ce ne sont pas 2% des engrais qui sont transformés en protoxyde d'azote (N2O), un GES puissant, comme l'estime jusqu'à présent le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), mais 3 à 5%. Le colza pour le biodiesel, et le maïs pour le bioéthanol, seraient particulièrement nocifs.

Ces taux dissemblables proviennent d'une méthode de calcul différente, explique un communiqué de la Royal society of chemistry: le Giec se sert de données expérimentales sur les plantes, tandis que Paul Crutzen a préféré une approche utilisant des mesures et des carottes de glace pour établir l'historique du taux de N2O dans l'atmosphère. Il soustrait alors le taux trouvé pour la période pré-industrielle où les engrais n'étaient pas disponibles, au taux actuel, pour connaître la contribution des engrais au niveau de N2O retrouvé dans l'atmosphère. Cette méthode est critiquée par d'autres scientifiques, dont le chercheur de Princeton Simon Donner.



(1) PJ Crutzen et al, Atmos. Chem. Phys. Discuss., 2007, 7, 11191






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