Les biocarburants pas forcément néfastes pour l’Afrique

Le 28 juillet 2010 par Sabine Casalonga
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La production des biocarburants en Afrique peut se développer sans porter préjudice à la production alimentaire, conclut un rapport, présenté le 23 juillet, lors d’un congrès scientifique à Ouagadougou au Burkina Faso.

Rédigé par des chercheurs de l’Imperial College de Londres et du Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) en partenariat avec CAMCO International, une société spécialisée dans le développement de projets faiblement émetteurs de carbone, le rapport « Mapping Food and Bioenergy in Africa » a passé en revue des expériences de production d’agrocarburants dans 6 pays africains (Sénégal, Mali, Tanzanie, Kenya, Zambie et Mozambique).

Il y aurait suffisamment de terres disponibles pour accroître certaines cultures (sucre de canne, sorgho et jatropha) destinées à la production de carburants d’origine végétale sans diminuer la production alimentaire, selon les auteurs. Ils considèrent que si des politiques ad hoc sont nécessaires, les biocarburants peuvent contribuer à l’augmentation de la production agricole et au développement de l’Afrique, en favorisant notamment les investissements.

Ces conclusions vont à rebours des critiques récurrentes sur le risque d’usurpation des terres et ressources nécessaires aux cultures alimentaires, dans un contexte de demande mondiale croissante en biodiesel et bioéthanol. « Il y a eu des exemples de cas où la production de biocarburants a eu des impacts négatifs, mais cela ne signifie pas qu’il n’est pas possible de développer ce secteur d’une manière durable », affirme Rocio Diaz-Chavez de l’Imperial College, auteur principal de l’étude.

Le rapport souligne que si l’exportation des biocarburants peut être nécessaire pour encourager les investissements, une attention forte doit être portée sur la production de richesses locales et la protection des droits locaux.

Un autre sujet clé a émergé lors des discussions sur le rapport : la nécessité d’ouvrir la réflexion sur les bioénergies à celle plus large sur les besoins énergétiques des agriculteurs africains.

 



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