Les axes pour parvenir au bon état écologique

Le 18 octobre 2005 par Christine Sévillano
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

Lors du colloque du CFE, une responsable du ministère chargé de l'environnement a rappelé les axes de travail pour parvenir à définir le bon état écologique des eaux.

Le colloque du Cercle français de l'eau (CFE) sur «Le bon état des eaux, regards croisés en Europe» a permis de faire un point sur les objectifs et les avancées de la définition du bon état écologique, qui doit être obtenu en 2015 selon la directive cadre sur l'eau (DCE) de 2000. Toutefois, les Etats pourront demander un report à 2021 et même à 2027. «Cela concernera les secteurs pour lesquels on aura des difficultés à l'obtenir, ce qui ne signifie pas qu'on ne travaille pas d'ores et déjà dessus. Cela nous donne la possibilité de mieux répartir l'effort», explique Marie-Françoise Bazerque, responsable de l'harmonisation des politiques française et européenne à la direction de l'eau au ministère chargé de l'environnement. En 2027, le bon état devra être atteint sans exception. Il repose sur 2 notions: l'état chimique et l'état écologique.

L'état chimique comprend 2 classifications établies à partir de normes européennes. Il sera défini en fonction de paramètres et de valeurs-seuils de 41 molécules dans le cadre d'une directive fille qui doit être adoptée avant la fin de l'année 2005. Il devra ensuite être appliqué de façon uniforme sur l'ensemble du territoire. L'état écologique, qui sera établi sur des éléments biologiques et non physico-chimiques, est différent puisqu'il repose sur des méthodes choisies pour le moment au niveau national. En France, une typologie a été réalisée, les cours d'eau ayant été regroupés par type. Le Cemagref (Institut de recherche pour l'ingénierie de l'agriculture et de l'environnement) de Lyon a tout d'abord effectué un découpage des grands secteurs qui se ressemblent au niveau géologique et climatique et a déterminé des hydro-écorégions avant de se concentrer sur les cours d'eau. Objectif: définir des références par type à remettre aux institutions européennes avant la fin 2006.

«On a ainsi constitué un réseau des sites de référence. Mais le travail n'est pas fini, nous devons nous concentrer sur la question de l'inter-étalonnage», poursuit Marie-Françoise Bazerque. En effet, dès 2005-2006 sera enclenché un travail de vérification des résultats des méthodes biologiques dans les différents Etats membres et les résultats seront connus en 2007. Ceux-ci seront ensuite ramenés à une valeur comprise entre 0 et 1 qui correspondra au degré maximal de qualité de l'eau, mais il n'a pas encore été décidé de la limite qui différenciera le bon et le mauvais état écologique. Au ministère, on affirme que la moitié des eaux de surface françaises sont en bon état. Pour 25%, elles sont dans un état plus délicat, mais le ministère assure que le niveau de qualité requis sera atteint en 2015. Le dernier quart posera davantage de difficultés et ne sera pas dans les normes en 2015. «Pour atteindre les objectifs de la directive, les surcoûts de gestion de l'eau seront de 10 à 15% », conclut Marie-Françoise Bazerque.




A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus