Les axes de recherche de Veolia

Le 09 juin 2005 par Christine Sévillano
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Veolia a chargé 130 personnes au sein de son pôle Anjou recherche d'améliorer les connaissances, les procédés et les systèmes d'organisation liés à la thématique de l'eau.

Anjou recherche, basé à Maison-Laffite (Yvelines) et créé en 1983, constitue un pôle de recherches important chez Veolia notamment sur les problématiques de l'eau qui représentent 15% de son budget recherche et développement. Trois départements, composés au total de 130 personnes, se partagent le sujet. Le département eau potable et membranes travaille sur les membranes, mais aussi sur la désinfection, avec la recherche d'un concept multibarrières, qui aurait un pouvoir bactéricide accru. Il se concentre aussi sur l'expertise en eau potable ou les réseaux, que ce soit au niveau de l'entretien ou du renouvellement. «Les réseaux représentent un poids important dans nos contrats. Notre coefficient de réseaux est passé de 60 à 93% en 5 ans en France, alors qu'il n'est que de 27% en Italie», affirme Michel Dutang, directeur de la recherche, du développement et des technologies de Veolia environnement.

Le seconde département, celui de l'assainissement, travaille sur les procédés biologiques (polluants toxiques, perturbateurs endocriniens, etc.), l'expertise microbiologique pour optimiser le traitement d'un bassin et obtenir une meilleure épuration ou encore sur les traitements des boues. «Les recherches sur les boues ont pour but de leur trouver des destinations pérennes. Nous nous penchons aussi sur les odeurs des gaz des stations d'épuration», explique Hervé Suty, directeur d'Anjou recherche. Un travail a également débuté sur l'assainissement non collectif qui concerne environ 10 millions d'habitants.

Le département industrie s'occupe des procédés physico-chimiques, d'expertise chimique, de modélisation hydraulique pour optimiser notamment les réacteurs et de contrôle avancé des procédés. Mais les compétences transversales (comme la désinfection de l'eau) sont prises en compte dans les trois départements.

Les scientifiques d'Anjou recherche n'ont pas seulement pour mission de développer les outils du futur, ils doivent constituer un support technique aux exploitants et être une veille technologique pour savoir notamment ce qu'il se passe sur les autres marchés industriels. «L'environnement n'est pas seulement technologique, il passe par une organisation de la méthode, mais sur ce genre d'évolution, aucune législation française ne vient protéger nos découvertes», regrette Michel Dutang. Autre axe de recherche important: la récupération et la valorisation des eaux usées, même si la France n'en arrive pas au choix extrême de la Namibie qui possède une usine de fabrication d'eau potable à partir des eaux usées.

«Dans nos départements scientifiques basés sur les autres continents, nous travaillons sur des dossiers différents afin de ne pas  dupliquer les recherches d'un pays à l'autre. Nous partageons les informations et travaillons en connexion», poursuit Hervé Suty. Aux Etats-Unis et en Australie, les laboratoires de Veolia travaillent sur la réutilisation des eaux usées pour l'irrigation. A Berlin, ils se penchent notamment sur le cycle court de l'eau avec le souci de la gestion des polluants et de l'impact environnemental des nutriments.




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