Les associations taclent l’après-Kyoto idéal selon la France

Le 29 juin 2009 par Victor Roux-Goeken
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A 6 mois de la conférence de Copenhague sur un accord international destiné à trouver un successeur au protocole de Kyoto, la France a présenté un «mémorandum» lors du Conseil Environnement du 25 juin sur ce qui lui paraît être un après-Kyoto idéal. Le document n’a pas convaincu le Réseau action climat-France, qui dénonce un recul et un oubli.

Recul sur les forêts, le texte contredisant les conclusions du Conseil Environnement de décembre 2008, sous présidence française de l’UE. Selon le Rac-France, le mémorandum évoque «une approche de marché pour financer la réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation, dès 2013». L’utilisation de crédits REDD dans les marchés du carbone avait pourtant été exclue à l’issue du compromis européen de décembre, relève le Rac-France, car susceptible d’aggraver la crise de biodiversité (1). Le réseau demande plutôt au gouvernement de soutenir «la création d’un fonds international pour la protection des forêts tropicales, alimenté par un mécanisme de financement permanent garantissant la mise à disposition d’au moins 30 milliards d’euros par an d’ici 2013».

L’oubli quant à lui porte sur le mécanisme de soutien financier aux pays en développement, dans leur lutte contre le changement climatique, «question-clé qui bloque l’avancée de la négociation internationale», rappelle le réseau.

Le mémorandum français épingle toutefois l’insuffisance des efforts canadiens et américains, qui doivent faire plus pour le climat. Le Canada prévoit de réduire ses émissions de 20% en 2020 par rapport au niveau de 2006, alors qu’il est l’un des plus mauvais élèves du protocole de Kyoto. Les Etats-Unis, premier émetteur mondial par habitant, envisagent un objectif qui revient à faire stagner leurs émissions à leur niveau de 1990.

Le mémorandum présenté par la secrétaire d’Etat à l’écologie Chantal Jouanno, qui représentait la France au Conseil Environnement, envisage une baisse des émissions aériennes de 5% en 2020 par rapport à leur niveau de 2005. Le document ne comporte aucun objectif sur les émissions des transports maritimes.

Enfin, le texte estime que les parties devraient doubler la recherche et développement liés à l’énergie ainsi que les démonstrateurs d’ici 2012, et multiplier par 4 ces secteurs par rapport à leur niveau actuel.

(1) Dansle JDLE "Marché du carbone et forêts ne font pas bon ménage"


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