Les associations s’unissent pour défendre les éoliennes

Le 26 septembre 2009 par Sonia Pignet
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A deux jours d’une manifestation des opposants à l’éolien sur le site du mont Saint-Michel, les associations de protection de l’environnement ayant pignon sur rue ont tenu à faire bloc pour défendre cette énergie renouvelable, qui doit représenter un peu plus d’un quart de l’objectif de 23% d’ENR à l’horion 2020. Greenpeace, WWF, FNE, Amorce, Agir pour l’environnement, les Amis de la terre ou encore la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO)… Au total, plus d’une dizaine d’associations sont montées au créneau pour dénoncer «les contre-vérités sur les projets éoliens» et les tentatives d’inclusion des éoliennes dans le régime des installations classées pour l’environnement (ICPE).

Antoine Foucher, directeur des campagnes de Greenpeace France, a rappelé que la France est le second pays européen en termes de potentiel éolien, et que «la France pourrait produire 32% de son énergie grâce à l’éolien». Fustigeant l’argument qui consiste à dire que les éoliennes sont bruyantes et défigurent les paysages, il «invite à se poser les questions des nuisances objectives de chaque énergie». Pour Emmanuel Goy, d’Amorce, «il n’y a pas de solution parfaite. A Amorce, nous sommes des anti anti», a-t-il précisé. Pour cette association de collectivités locales (qui envoie aujourd’hui une pétition de 140 signataires pour dénoncer la demande de classement dans le régime ICPE), l’éolien doit appartenir au bouquet d’énergies, si l’on veut atteindre l’objectif de 23%. De plus, «l’éolien peut être une solution pour le développement des PME et PMI en France, dont la faiblesse est actuellement l’une des lacunes de l’économie française», a ajouté Didier Lenoir, président du Comité de liaison énergies renouvelables (Cler).

André Antolini, président du Syndicat des énergies renouvelables s’est quant à lui insurgé contre l’«escroquerie intellectuelle» qui consiste à tenter d’arrêter le développement de l’éolien avec des arguments écologiques. Une rhétorique que dénonce aussi la LPO dans un communiqué: «Les soi-disant promoteurs d’un ’environnement durable’ qui contestent systématiquement tout projet éolien et se découvrent pour l’occasion protecteurs des oiseaux serviraient plus la cause de la biodiversité en luttant contre les causes réelles de son érosion», écrit-elle. «En ce qui concerne la mortalité directe d’oiseaux, les lignes électriques, les routes, la chasse et même les chats domestiques engendrent des impacts autrement plus importants que les parcs éoliens français actuels».

«Alors qu’en 2008, les permis de construire étaient attribués pour environ 400 à 500 MW par trimestre, aujourd’hui seuls 150 MW sont accordés. Il en faudrait 500 pour tenir l’enjeu», déplore André Antolini. L’enjeu en question, c’est l’installation de 6.000 éoliennes supplémentaires d’ici 2020 (il y en a aujourd’hui 2.400 sur l’ensemble du territoire) pour atteindre une production de 25.000 MW dont 6.000 en mer.

Dans le JDLE «Le potentiel éolien à l’aune des contraintes sociales et environnementales»; «Des règles d’implantation de l’éolien complexes, pas seulement en France»


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