Les appels à projet biocarburants dépouillés au printemps 2005

Le 02 novembre 2004 par Enerpresse
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

Le gouvernement confirme la construction de quatre nouvelles usines qui ouvriront en 2007. Au delà des carburants automobiles, la filière de la distribution de fuel de chauffage étudie elle aussi la création d’un « bio-combustible ». Tous les ans, la France consomme 19 millions de m3 de fuel de chauffage.

Mardi 26 octobre, la présidente de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, a annoncé à Poitiers, la création d'une unité pilote de production de biodiesel avec une participation financière régionale fixée à 1 million d'euros. « La création de cette unité pilote est une réponse concrète de la région aux besoins qui vont apparaître dans les prochaines années en France en termes de biocarburant. C'est la première fois qu'une collectivité locale s'engage aussi fortement financièrement sur les biocarburants », a assuré l'ancien ministre.

Le secrétaire d'Etat à l'Agriculture, Nicolas Forissier, a confirmé le même jour, lors de la séance de questions à l'Assemblée nationale, que les appels à projets pour les quatre usines de fabrication de biocarburants que la France prévoit de construire devraient être lancés prochainement et « dépouillés » au printemps 2005. Il faudra ensuite 18 à 24 mois pour construire ces usines. Le plan annoncé par le gouvernement le 7 septembre dernier prévoit la construction de l'équivalent de quatre usines de nouvelle génération - d'une capacité de 200.000 tonnes par an chacune - et la création de 6 000 emplois dans l'ensemble de la filière d'ici à 2007.

Le Fédération française des combustibles et carburants (FF2C) crée par ailleurs un groupe d'étude qui examinera les possibilités de développer le biocombustible. Ce produit intéresse les distributeurs de la Fédération, a rappelé la semaine dernière, lors du colloque professionnel de la FF2C, son vice-président, Jacques Beauchamp: « Tout d'abord en terme d'image, car il est intéressant de réconcilier notre produit avec l'environnement et de s'inscrire dans une baisse sensible de la production de gaz à effet de serre ; ensuite, parce que nous vendons une partie significative (environ 20 %) du fioul à nos clients agriculteurs pour un usage dans les tracteurs et engins agricoles. Il serait intéressant que cette énergie renouvelable, et produite dans nos campagnes, est directement utilisée par le monde agricole ; enfin, parce que notre métier consiste à approvisionner, à stocker près du lieu de consommation et à distribuer en toutes circonstances et en tous lieux une énergie de chauffage. Il est utile que chaque consommateur puisse choisir librement son énergie et ce, en dehors ou en complémentarité des énergies de réseau ».

La FF2C, a indiqué M. Beauchamp, est donc attentive à l'émergence d'un contexte favorable au bio-fioul. Pour cela, il faut, selon elle, lever les freins qui sont de trois ordres : « l'absence de signal clair donné aux producteurs d'huiles végétales par les Pouvoirs publics. Quand il s'agit de lancer une filière industrielle, des moyens spécifiques plus ambitieux sont nécessaires ; la préférence donnée en dépit du bon sens à l'incorporation d'éthanol dans les essences, en matière d'utilisation des terres disponibles ; les difficultés de concertation et de volonté d'aboutir ensemble entre producteurs, industriels et distributeurs ». Si aujourd'hui, le développement du bio-fioul est ainsi freiné, il faut néanmoins, estime Jacques Beauchamp, avoir l'ambition d'un mélange significatif (jusqu'à 30 %) d'énergie renouvelable et d'énergie fossile.


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus