Les anti-Kyoto vont au marché des quotas

Le 28 août 2006 par Enerpresse
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

En Californie comme en Australie, les autorités locales veulent développer une politique de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Jusqu'à présent, la lutte contre le changement climatique faisait l'objet d'un impressionnant consensus politique en Californie. Depuis son entrée en fonction, le gouverneur Arnold Schwarzenegger a toujours considéré le sujet comme l'une de ses priorités. Ces derniers mois, il a fait voter des objectifs de réduction de la consommation d'électricité par les particuliers, obligé le «Golden State» à acheter des pourcentages croissants d'électricité verte, relancé la Million solar roofs, pour développer le recours à l'énergie solaire. Mais ce n'est pas tout. L'ancien acteur entend aussi mettre en place un marché des quotas d'émissions de CO2, suivant en cela l'exemple donné par sept Etats du nord-est américain et surtout le modèle européen. Le 31 juillet dernier, il a d'ailleurs signé un accord de coopération avec Tony Blair, afin que les Britanniques enseignent aux Californiens les subtilités des permis d'émissions négociables.

Oui, mais voilà. Désormais, le climat est devenu trop politique pour rester un objet de service public. Les démocrates californiens, qui défendent le projet de loi instaurant le marché des quotas, font désormais machine arrière. Craignant que le gouverneur de Californie ne surfe trop sur la vague climatique, ce qui lui attirerait bien des suffrages démocrates et environnementalistes, ils exigent désormais des mesures plus strictes, portant notamment sur l'efficacité énergétique et les économies d'énergie. En représailles, Arnold Schwarzenegger menace désormais de mettre son veto à la loi AB 32 (instaurant les quotas).

Aux antipodes des bisbilles californiennes, les Australiens s'agitent aussi. Les dirigeants des six Etats australiens et des deux territoires -tous dirigés par l'opposition travailliste- ont proposé, il y a quelques jours, de mettre en place un marché des quotas dans le pays. Ce système qui verrait le jour en 2010 frapperait d'abord les électriciens, puis progressivement les autres industries émettrices de gaz carbonique. Le Premier ministre John Howard , conservateur et anti Kyoto, a immédiatement déclaré que le dispositif aurait des «impacts dévastateurs» sur l'économie australienne. Mais à l'heure où la politique climatique européenne semble flotter quelque peu, il est intéressant de voir que ce sont deux pays n'ayant pas ratifié le fameux protocole qui entendent adopter ses mécanismes de flexibilité.




A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus