Les Américains vont respirer plus de mercure

Le 30 août 2018 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
Problème: les investissements antipollution ont déjà été réalisés.
Problème: les investissements antipollution ont déjà été réalisés.

L’EPA va assouplir les règles encadrant les émissions de mercure des centrales au charbon.


On ne change pas une équipe qui perd. Quelques jours après avoir lancé l’abrogation de règles encadrant les émissions de CO2 des centrales thermiques qui n’ont jamais été appliquées, l’administration Trump récidive.

Mercredi 29 août, une de ses porte-parole a annoncé que l’agence fédérale de protection de l’environnement (EPA) allait réviser les normes d’émission de mercure des mêmes centrales à charbon. De quoi redonner de la compétitivité à ces installations.

Coïncidence. Au moment où l’EPA assouplit les contraintes pesant sur les centrales au charbon, celles-ci ne cessent de disparaître. Dernier exemple en date: FirstEnergy Solutions a annoncé mercredi la fermeture de 4 centrales au charbon, pour une capacité de 4 GW.

Ce processus, qui devrait durer deux à trois mois, permettra aux électriciens d’augmenter les rejets atmosphériques de ce métal extrêmement toxique et bio-accumulable.

Le MATS d'Obama

Fixé en 2011 durant la présidence de Barack Obama, le Mercury and Air Toxic Standards (MATS) imposait aux exploitants d’équiper leurs centrales de filtres avant 2016. Ce qu’ils ont pratiquement tous fait dans les temps!

Raison pour laquelle les industriels ne sont pas particulièrement favorables à un assouplissement des règles.

37 et 90 milliardS de bénéfices

En 2012, l’EPA estimait entre 37 et 90 milliards de dollars (31,7 et 77,2 Md€) par an le montant des bénéfices (sanitaires, notamment) attendus de la baisse des émissions énergétiques de mercure.

En 2014, indique un inventaire de l’EPA, les centrales au charbon ont émis 23 tonnes de mercure, contre 59 tonnes en 2005. Aux Etats-Unis, elles étaient à l’origine de 42% des émissions industrielles de mercure.

 



Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus