Les aires protégées ont légèrement progressé en 20 ans

Le 10 septembre 2012 par Stéphanie Senet
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La zone protégée du lac Nakuru au Kenya
La zone protégée du lac Nakuru au Kenya

Selon le rapport «Protection de la Planète 2012», diffusé par l’Union internationale de conservation de la nature (UICN), la couverture globale des aires protégées a progressé de 4% sur les terres émergées et de 3% dans les eaux territoriales entre 1990 et 2010. Un résultat très insuffisant par rapport aux objectifs d’Aichi, adoptés par les parties à la Convention sur la diversité biologique (CDB) en octobre 2010.

Présenté le 7 septembre à l’occasion du Congrès mondial de la conservation, sur l’île coréenne de Jeju, ce document a été réalisé par l’UICN, en collaboration avec le Centre mondial de surveillance pour la conservation du Programme des Nations unies pour l’environnement.

Selon le rapport, la superficie des aires protégées est passée de 8,8% à 12,7% des terres émergées (eaux intérieures comprises) entre 1990 et 2010. Pour remplir les objectifs d’Aichi, il faudrait que ces étendues protégées totalisent désormais plus de 6 millions de kilomètres carrés, soit le double de la superficie de l’Argentine.

Quant aux zones marines protégées (sous juridiction nationale), elles ont seulement progressé de 0,9% à 4% des mers de la planète en 20 ans. Pour se conformer aux objectifs d’Aichi, elles doivent représenter 8 millions de kilomètres carrés, soit l’équivalent de l’Australie.

«Les aires protégées ont apporté une contribution significative à la conservation de la biodiversité de la planète et il est vital, pour la prospérité du monde et des communautés de demain, d'en accroître la superficie et l’efficacité», rappelle Julia Marton-Lefèvre, directrice générale de l'UICN. «Ces riches zones naturelles ont une grande importance pour les populations qui en dépendent pour tirer leur nourriture et leur eau potable, pour la régulation du climat, et pour la réduction des impacts des catastrophes naturelles».

Au total, les aires protégées contribuent à réduire la déforestation, ainsi que la perte d’habitats et d’espèces, assurent des moyens de subsistance à plus d’un milliard de personnes et garantissent le maintien de 15% des stocks de carbone mondiaux. 

Ce rapport, dont la première édition vient d’être publiée, sera désormais réactualisé tous les deux ans. La prochaine livraison est attendue en 2014, avant le congrès mondial des parcs de l’UICN et la 12ème conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique.

 

 

 

 



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