Les aires protégées américaines sont mal placées

Le 07 avril 2015 par Romain Loury
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Le mont Mitchell (2037 m), plus haut sommet des Appalaches
Le mont Mitchell (2037 m), plus haut sommet des Appalaches

Aux Etats-Unis, les aires protégées sont concentrées dans l’ouest du pays. A l’opposé des besoins de préservation des espèces, qui se situent plutôt au sud-est, révèle une étude publiée lundi dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (Pnas).

Quel que soit leur statut selon l’Union internationale de conservation de la nature (UICN), l’immense majorité des aires protégées, qui couvrent 7,8% du sol américain sans compter l’Alaska et Hawaii, se situent à l’ouest des Etats-Unis, constate l’équipe de Joseph Sexton, géographe à l’université du Maryland. Ce qui, comme d’autres travaux l’ont démontré, illustre le tropisme humain pour la conservation des mammifères, dont la diversité est en effet très élevée du côté occidental.

Or pour ce qui est du caractère endémique, la situation est très différente: ce n’est pas à l’ouest des Etats-Unis que l’on trouve les espèces restreintes aux Etats-Unis, mais au sud-est. En revanche, les espèces dont le territoire est le plus réduit, sans forcément être endémiques aux Etats-Unis, se concentrent bien à l’ouest du pays, en particulier les mammifères et les oiseaux en Californie. Cet Etat fait pourtant figure d’exception dans l’Ouest américain, où il est l’un des moins bien protégés.

Les Appalaches en priorité

A l’aide du statut de conservation et la répartition de plus de 1.200 espèces, les chercheurs ont déterminé pour chacune un score de priorité. Grâce à cela, ils ont établi une carte des zones à mieux protéger. Sur le podium de tête, on retrouve les montagnes Blue Ridge dans les Appalaches (amphibiens, poissons et arbres), la Sierra Nevada (amphibiens et arbres) et les chaînes côtières californiennes (arbres, amphibiens, mammifères).

Viennent ensuite le Tennessee, l’Alabama et le nord de la Géorgie, puis la Floride (l’ouest et les Keys), les monts Klamath (Californie, Oregon), le sud et le centre du Texas, et les Channel Islands de Californie.

Pour certains de ces lieux, déjà dans le domaine public, il s’agirait uniquement de rehausser le statut de conservation existant. Par exemple celui des montagnes Blue Ridge, dont le niveau «forêt nationale» semble insuffisant. La situation pourrait être nettement plus compliquée et coûteuse sur les terres privées: selon les chercheurs, celles-ci devraient soit être achetées par l’Etat, soit faire l’objet de servitudes environnementales, qui empêchent la destruction des habitats naturels.



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