Les aflatoxines, ca va mieux (ou pas)

Le 18 juin 2014 par Romain Loury
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Les figues sèches, haut lieu des aflatoxines
Les figues sèches, haut lieu des aflatoxines
DR

Le taux de conformité quant aux aflatoxines dans les fruits secs et à coque serait en «nette amélioration», estime la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Une embellie qui s’explique avant tout par une révision des taux de conformité.

Selon le règlement n°1152/2009, plusieurs produits font l’objet de contrôles renforcés à leur entrée dans l’UE, du fait d’un risque de contamination par les aflatoxines. Il s’agit des pistaches d’Iran, des noisettes, des pistaches et des figues sèches de Turquie, des arachides de Chine, des arachides d’Egypte, des noix du Brésil en coque (du Brésil) et des amandes des Etats-Unis.

Ces produits doivent faire l’objet d’un contrôle documentaire systématique à leur entrée dans l’UE, ainsi que d’un contrôle physique, à une fréquence comprise entre 5% et 50% selon les produits et leur risque de contamination.

Or sur les 10 points d’entrée français qualifiés pour ce contrôle, le nombre de lots déclarés non conformes n’était que de 35 en 2013, une diminution de 48% par rapport 2012, observe la DGCCRF dans un communiqué diffusé le 11 juin. «Cette forte baisse s’explique principalement par une forte diminution du taux de non-conformité des figues sèches importées de Turquie», ajoute-t-elle.

Un règlement bienvenu

En effet: grâce au règlement européen n°1058/2012, les teneurs maximales pour les figues sèches ont été revues à la hausse. Pour les aflatoxines totales (B1, B2, G1 et G2), elle est passée de 4 microgrammes/kg (µg/kg) à 10 µg/kg, et pour l’aflatoxine B1 de 2 µg/kg à 6 µg/kg. Et ce sur avis de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa): selon elle, la hausse d’exposition attendue serait marginale.

Selon la DGCCRF, la diminution des non-conformités est bien liée à cette révision des teneurs maximales en aflatoxines, mais elle évoque tout de même «une amélioration de leur qualité sanitaire». Ce serait une nouveauté.

Car avant que ne soit mis en place ces nouveaux seuils, la DGCCRF indiquait, en 2013, que «l’année 2012 avait été marquée par une augmentation significative du taux de non-conformité des lots de figues sèches importées de Turquie». Grâce à la révision des teneurs maximales, le problème est enfin corrigé.

Avant les figues sèches, les amandes, les noisettes, les pistaches, les noix du Brésil et les noix de cajou avaient également bénéficié d’une remontée de leur teneur maximale en aflatoxines, également de 4 µg/kg à 8 µg/kg ou 10 µg/kg. A qui le tour?



Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus