Les adolescentes, entre obésité et maigreur

Le 13 juin 2017 par Marine Jobert
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L'obésité n'augmente, ni ne fléchit en France.
L'obésité n'augmente, ni ne fléchit en France.
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Depuis 2006, comment a évolué le poids des Français? Santé publique France publie une étude qui met en lumière une stabilisation du surpoids et une augmentation des cas de maigreur, spécialement chez les jeunes filles de 11 à 14 ans.

Les jeunes filles françaises détiennent deux records: celui du surpoids et celui de la maigreur. Elles sont 18% à présenter un indice de masse corporelle (IMC) entre 25 et 30 (contre 16% chez les garçons), une proportion élevée mais qui a peu évolué depuis 10 ans. En revanche, la prévalence de la maigreur a significativement augmenté entre 2005 et 2015, passant de 8 à 14% (contre une augmentation de 8,6 à 11,5% pour les garçons). C’est entre 11 et 14 ans que la tendance est la plus impressionnante, puisque les filles sont aujourd’hui presque 20% à présenter une IMC inférieure à 18,5, soit 5 fois plus qu’en 2006. Des constats obtenus par Santé publique France, en comparant les données issues de deux études aux méthodologies similaires (Etude nationale Nutrition Santé-2006 et Etude de santé sur l’environnement, la biosurveillance, l’activité physique et la nutrition, dite étude Esteban-2015).

Le surpoids fait du sur-place

La moitié de la population adulte est toujours en surpoids ou obèse. Ce chiffre, resté stable depuis 10 ans, n’a pas diminué malgré les efforts déployés dans le cadre du Programme national Nutrition Santé (PNNS-3, 2011-2015). 17% des adultes sont considérés comme obèses aujourd’hui. Autant de tendances qui s’observent dans d’autres pays européens, pendant que l’obésité continue sa progression aux Etats-Unis ou en Nouvelle-Zélande.

Le facteur calories

Sans avancer d’explication sur ces évolutions, Santé publique France estime que cette situation «n’est pas inéluctable (…). Le surpoids et l’obésité étant principalement dus à un déséquilibre énergétique entre calories consommées et dépensées, il est possible d’enrayer ce phénomène (et les difficultés qui en découlent) en adoptant une alimentation saine et la pratique d’une activité physique régulière.» Lancé en 2001, le PNNS en est à sa 4e édition.



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