Les activités décarbonées dopent les résultats d’EDF

Le 15 février 2019 par Valéry Laramée de Tannenberg
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2018 a été une remarquable année hydraulique.
2018 a été une remarquable année hydraulique.

L’énergéticien voit son chiffre d’affaires augmenter de plus de 6% en un an.

 

Bonne journée pour Jean-Bernard Lévy. Assuré la veille d’être reconduit pour 4 ans à la tête de l’électricité, le PDG a présenté de bons résultats annuels, soutenus par le dynamisme des activités ‘décarbonées’.

Après avoir promis que 2018 serait «l’année du rebond», les dirigeants d’EDF ont tenu parole. L’an passé, le groupe semi-public a vu son chiffre d’affaires (69 milliards d’euros) progresser de plus de 6% et son bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement (Ebitda) bondir de 11%, à plus de 15 Md€.

endettement stable

La mariée est moins belle lorsqu’elle présente ses résultats. A 1,1 Md€, le résultat part du groupe dégringole de 63% en un an. Le résultat net courant ne chute que de 13%, à 2,4 Md€. A 33,4Md€, l’endettement progresse de 400 M€. Négligeable.

Le carbone au plus bas. La reprise de l’activité nucléaire et le bond de l’hydraulique français assurent à l’électricité tricolore une très belle performance carbonique. L’an passé, le facteur carbone d’EDF est descendu à 57 grammes de CO2 par kilowattheure (kWh). «Le plus bas niveau historique», assure l’entreprise.

Deux activités ont grandement tiré la locomotive EDF: les énergies renouvelables et, comme souvent, le trading. En France, la production d’hydroélectricité a bondi de 25% (46,5 térawattheures -TWh). A l’international, la production d’électricité éolienne et photovoltaïque a crû de 15% (15,2 TWh). Le chiffre d’affaires des renouvelables du groupe a dépassés les 4,4 Md€, en hausse de 20%. L’Ebitda crève les 2,1 Md€ (+34% en un an).

perspectives renouvelables

Et les perspectives sont bonnes. EDF Renouvelables vient de se porter acquéreur du groupe français Luxel, riche d’un gigawatt (GW) de capacités en projet. Ces derniers mois, l’entreprise a acquis un projet éolien au Nebraska (300 mégawatts -MW) et un autre au Royaume-Uni (450 MW).  L’entreprise s’est vu confier la réalisation du premier parc éolien saoudien (400 MW) et va développer, avec Shell, pour 2,5 GW de capacités éoliennes marines, au large du New Jersey.

Au Brésil, le groupe achève la réalisation du barrage hydroélectrique de Sinop (400 MW). Il s’apprête à lancer la construction de celui de Nachtingal, au Cameroun (420 MW). En France, le groupe a doublé les «surfaces sécurisées» promises aux centrales solaires, a indiqué Jean-Bernard Levy.

400 M€ de dividendes pour l'Etat

Très discrète, l’activité de trading du groupe a été remarquable en 2018. A elle seule, elle affiche un Ebitda de 633 M€, en progression de plus de 73%. Pas mal pour une filiale qui compte quelques dizaines de personnes.

Au total, EDF devrait proposer un dividende de 31 cents par action. Ce qui devrait rapporter 400 M€ à l’Etat, son principal actionnaire.



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