Les abeilles préfèrent la banlieue

Le 29 août 2014 par Romain Loury
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Le bonheur n'est pas que dans le pré
Le bonheur n'est pas que dans le pré
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Entre ville et campagne, c’est dans les milieux périurbains que l’on retrouve la plus grande diversité d’abeilles, révèle une étude française publiée dans la revue PLoS ONE. Un habitat qui s’avère accueillant, hétérogène et sans trop de pesticides.

Les abeilles se plairaient-elles mieux en ville qu’à la campagne? Pas tout à fait, mais presque, comme le suggère une étude réalisée dans le cadre du programme européen «Urbanbees». Objectif de ces travaux, mesurer la diversité et l’abondance d’abeilles le long d’un gradient urbain, de la campagne à la ville, au sein du Grand Lyon.

Pour cela, Laura Fortel, doctorante dans l’équipe «Abeilles et environnement» (UR406, Inra) d’Avignon, et ses collègues ont planté filets et coupelles de capture sur 24 sites de l’agglomération lyonnaise. Bilan: 291 espèces attrapées, soit 79% de recensées dans la région et 32% de celles identifiées en France.

Premier constat: en nombre, les abeilles s’avèrent plus abondantes dans les zones les moins urbaines, celles dont moins de 30% de la surface est imperméable, c’est-à-dire construite. En revanche, leur diversité atteint un maximum dans les milieux intermédiaires, ceux dont 50% de la surface est construite, à savoir les zones périurbaines.

Un habitat plus varié

Les zones périurbaines «ont l’avantage de tout coupler: parterres de fleurs, sol nu, jardins, déchets verts. Le milieu urbain présente quant à lui bien moins de sol nu», explique Laura Fortel, contactée par le JDLE. Quant aux zones les moins urbanisées, peut-être faut-il y voir un effet de l’agriculture: celle-ci sied peu à la diversité, que ce soit en raison de l’homogénéisation des paysages ou de l’utilisation de pesticides.

Si la diversité y est moindre, les centres-villes peuvent aussi s’avérer riches en espèces. A Villeurbanne, dont plus de 98% de la surface est imperméable, les chercheurs ont ainsi relevé pas moins de 60 espèces d’abeilles! En toute logique, ce sont les espèces cavicoles, celles qui nichent dans des cavités situées au-dessus du sol (arbres, murs etc.), qui s’en sortent le mieux en ville, tandis que celles nichant dans le sol, les terricoles, y sont moins diversifiées.

Prochaine étape du projet «Urbanbees», l’équipe va analyser la colonisation d’«hôtels» pour abeilles qu’ils ont implantés en 2010 sur divers sites du Grand Lyon. A quand des gîtes ruraux?



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