Les 27 trouvent un accord sur l'après-Kyoto

Le 21 février 2007 par Bérangère Lepetit
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

Les ministres de l'environnement se sont engagés à réduire les émissions de gaz à effet de serre de l'UE «d'au moins 20%» d'ici 2020. En revanche, aucun accord n'a été trouvé sur le partage de la charge entre les 27 Etats membres.

L'Union européenne a franchi un pas décisif, mardi 20 février à Bruxelles, dans la lutte contre le changement climatique. Les 27 ministres européens chargés de l'environnement, réunis dans le cadre du Conseil environnement, sont tombés d'accord pour que l'UE réduise ses émissions de gaz à effet de serre «d'au moins 20%» d'ici 2020, et de 30% en cas d'accord au niveau international. L'objectif de 30% ne sera valable «qu'à condition que les autres pays développés s'engagent à remplir un objectif de réduction semblable» dans le cadre des négociations internationales pour l'après 2012, date à laquelle le protocole de Kyoto expire. 

L'enjeu des négociations est de reconduire, en les durcissant, les objectifs du protocole de Kyoto, en y entraînant si possible les Etats-Unis. Dans le cadre de Kyoto, l'Union européenne s'était fixée une réduction moyenne de 8% des émissions de CO2 par rapport à 1990, mais ces chiffres paraissent aujourd'hui très insuffisants au regard du quatrième rapport scientifique du groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec).

Si les négociations échouent, les ministres ont décidé que l'UE poursuivrait toute seule. «L'UE s'engage de façon ferme et indépendante à réduire ses émissions de gaz à effet de serre d'au moins 20% d'ici à 2020 par rapport à 1990». «L'Union européenne doit rester le fer de lance de la lutte contre le changement climatique et donner l'exemple au reste du monde», s'est félicité Stavros Dimas, le commissaire européenà l'environnement.

Les ministres de l'UE doivent encore se mettre d'accord sur un accord concernant la répartition du fardeau des réductions. Pour ce qui est des émissions de certains pays d'Europe orientale entrés dans l'UE après 1990, d'autres années de référence, par rapport auxquelles seront calculées les baisses à enregistrer, seront fixées, a ajouté le ministre allemand de l'environnement, Sigmar Gabriel.

Mahi Sideridou, responsable du climat au sein de l'ONG Greenpeace, a déclaré: «Nous saluons avec plaisir la réduction de 30% qu'envisagent la Commission et les pays développés. Les ministres ont écouté les scientifiques, faisant un bond en avant dans leur façon d'aborder la crise climatique». Mais il a ajouté : «Mais suggérer ensuite une misérable réduction unilatérale de 20% des émissions européennes, tout en reconnaissant qu'elle n'est pas adaptée et qu'une réduction de 30% sera nécessaire, paraît bizarre».

Dans le domaine aérien, les ministres ont renouvelé leur volonté d'étendre le système d'échange de quotas d'émissions de gaz à effet de serre au transport aérien. Un désaccord subsiste quant à la date de cette extension aux vols internationaux. La Commission européenne avait proposé en décembre dernier que les vols intra-européens soient introduit dans le système d'échanges en 2011 et les vols extra-européens en 2012,  mais les Etats-Unis s'étaient strictement opposés à cette proposition, accusant l'Union européenne de contourner l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI).

Les conclusions des ministres seront présentées aux dirigeants européens pour adoption finale lors du sommet de printemps des 8 et 9 mars à Bruxelles. Elles seront suivies d'un projet de loi officiel dans le courant de l'année.




A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus