Legrand favorise les économies d’énergie dans les foyers

Le 27 novembre 2007 par Claire Avignon
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

Précédant un revêtement de sol fabriqué avec 30% de fibres de moins que les autres (Interface) et un fauteuil de relaxation fabriqué avec des matériaux verts (Lafuma), un «interrupteur mutant» conçu par Legrand vient de gagner un premier prix d’éco-conception remis à l’occasion du salon Pollutec.

Le ministère de l'écologie, de l'aménagement et du développement durable (Medad) a remis, mardi 27 novembre, le premier prix de l'écoproduit pour le développement durable 2007 à la société Legrand France. Le spécialiste des interrupteurs et des prises de courant succède au palmarès à Seb et son aspirateur éco-conçu (1). Son «interscénario Céliane» a conquis le jury composé de membres du ministère, mais aussi d'ONG et de précédents vainqueurs.

Sous cette dénomination mystérieuse se cache un interrupteur commercialisé depuis le début de l'année en France. Il gère non seulement l'éclairage d'un logement, mais aussi toutes sortes de fonction (activation centralisée des volets roulants, chauffage, alarme, etc.), selon différents scénarios. «Imaginons que je parte en vacances en hiver. Céliane ouvrira les volets roulants pour capter la chaleur extérieure, et ainsi diminuer les besoins en chauffage, coupera l'eau chaude sanitaire ainsi que les veilles des appareils audiovisuels, etc.», explique Frédéric Rabier, responsable du service environnement du groupe.

Ces scénarios, qui agissent sur les veilles, l'éclairage, les volets roulants, le chauffage et l'eau chaude sanitaire, réduisent de 6 à 10% la consommation d'énergie. La généralisation de cet interrupteur permettrait d'économiser 8 térawattheures (TWh), soit l'équivalent de la consommation de 400.000 foyers.

Outre ses capacités à générer des économies d'énergie, l'interrupteur a lui-même été éco-conçu. Les ingénieurs de Legrand ont procédé à une analyse de cycle de vie (ACV) basée sur la norme 14040 et analysant l'impact de l'interrupteur selon 11 critères, dont les émissions de gaz à effet de serre, de substances appauvrissant la couche d'ozone, les rejets toxiques, etc. «Par rapport à notre gamme précédente, nous avons gagné entre 6 et 28% sur chaque indicateur. Mais nous ne sommes pas allés aussi loin que nous le souhaitions car la directive RoHS nous oblige à utiliser de l'argent au lieu du plomb pour nos soudures, ce qui a un impact sur l'épuisement des ressources naturelles (l'argent est plus rare que le plomb) et sur la consommation d'eau (le raffinement de l'argent exige plus d'eau)», précise Frédéric Rabier.

Malgré ces arguments environnementaux, Legrand ne vend pas son produit grâce à sa touche verte. «C'est avant tout l'amélioration du confort qu'il entraîne que nous mettons en avant», indique Valérie Ladame, chargée des relations publiques du groupe. Un argument plus convaincant quand il s'agit de toucher au porte-monnaie. Le surcoût engendré par l'interscénario mais aussi les commandes de volets roulants, chauffage, éclairage, veilles et eau chaude sanitaire, pour un logement de type 5 de 105 m2, serait de l'ordre de 8% par rapport à une installation électrique à la norme et conforme au label Promotelec, avec un retour d'investissement en perspective au bout de 7 ans.

(1) Voir l'article du JDLE «Seb récompensé pour un aspirateur éco-conçu»




A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus