Légionellose: inspections multipliées dans le Rhône

Le 13 mai 2005 par Christine Sévillano
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La Drire Rhône-Alpes est en ébullition après la découverte de plusieurs cas de légionellose. Elle doit contrôler plusieurs tours aéro-réfrigérantes pour trouver l'origine de la prolifération des légionelles.

Les médecins hospitaliers de la région lyonnaise ont détecté de nouveaux cas de légionellose dans la région, ce qui porte à 20 le nombre de personnes atteintes, habitant principalement le nord-est de Lyon. La Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (Ddass) n'a pas encore précisément déterminé l'épicentre, mais les malades sont concentrés sur six ou sept communes, soit dans le périmètre d'une quinzaine de kilomètres. Une précision essentielle pour la Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (Drire) de Rhône-Alpes qui intensifie les inspections auprès des exploitants des tours aéro-réfrigérantes (TAR). «De Caluire à Rillieux jusqu'à la frontière avec l'Ain, nous avons près d'une quinzaine d'installations à contrôler sur les 100 que compte le département», explique Jean-François Bossuat, responsable de la subdivision du Rhône de la Drire qui se fonde sur le recensement effectué par les autorités. Ce décompte s'est fait sur la base du volontariat, ce qui biaise les résultats, et au final des tours pourraient ne pas subir le contrôle de la Drire.

Les inspections de la Drire vont s'adapter aux spécificités de chacune des entreprises. «Nous sommes dans une phase de transition puisque la nouvelle réglementation sur les tours aéro-réfrigérantes est applicable depuis le 1er mai», poursuit Jean-François Bossuat. Certaines installations classées ainsi que leur mode de gestion sont bien connus de la Drire, d'autres moins, et c'est sur eux que l'administration va se concentrer. «Nous allons leur demander les résultats de leurs prélèvements, et en faire d'autres si nécessaire. Nous allons aussi contrôler leurs conditions de fonctionnement et leur suivi des tours», affirme le responsable qui adapte ses inspections en fonction de la spécificité de l'installation. Les premiers résultats des analyses de légionelles prélevées le 12 mai devraient être connus d'ici 10 jours. «Si nous trouvons des niveaux anormaux, nous ferons un sérotypage pour vérifier qu'il s'agit bien du même type de bactéries que celles qui ont infecté les malades», conclut Marc Maisonny, ingénieur du génie sanitaire de la Ddass. Selon Jean-François Bossuat, les alertes concernant la prolifération des légionelles dans la région demeurent ponctuelles.




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