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Légère amélioration (qualitative) du marché automobile français

Le 05 janvier 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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En rouge, la part des voitures frappées par un malus. En vert, celle des voitures bénéficiant d'un bonus.
En rouge, la part des voitures frappées par un malus. En vert, celle des voitures bénéficiant d'un bonus.
CCFA

En 2015, on a vendu plus de voitures et plus de voitures propres.

Le secteur tricolore de l’automobile a de quoi être satisfait. L’an passé, les immatriculations de véhicules légers ont globalement progressé de 11,8% par rapport à 2014, annonce une note du Comité français des constructeurs automobiles (CFCA).

Les deux groupes français s’en tirent avec les honneurs. Les voitures et camionnettes Renault représentent une vente sur trois dans l’Hexagone, contre une vente sur quatre pour leurs concurrentes de PSA Peugeot Citroën.

Première bonne nouvelle pour la qualité de l’air, le gazole poursuit sa décrue. L’an passé, les voitures carburant au gazole ont représenté 57% des ventes, contre 64% en 2014 et 73% en 2012.

L’EPA a fini par déposer plainte contre Volkswagen et ses filiales Porsche et Audi. Les trois constructeurs sont suspectés par les autorités US d’avoir installé sur 600.000 véhicules un logiciel permettant de biaiser les tests anti-pollution. Le montant des dommages et intérêts pourrait atteindre 90 milliards de dollars (84 Md€). Auxquels il faudra ajouter les dédommagements à payer aux avocats des clients floués.

Les véhicules hybrides poursuivent leur progression. Avec 61.619 voitures mises sur les routes en 2015, ils ont représenté 3,2% des ventes, contre 2,4% un an auparavant. Malgré la petitesse du chiffre, les voitures électriques réussissent une très belle performance: +70% de ventes, d’une année sur l’autre. Certes, avec 17.266 véhicules neufs immatriculés, les héritières de la Jamais Contente doivent se contenter de 0,9% de part de marché.

Les voitures à bonus[1] représentent désormais 1,2% du marché français, contre 13,5% pour les bagnoles à malus[2]. En 2012, la part des voitures «propres» atteignait péniblement 0,5%, contre 23,1% pour les voitures sales. Globalement, la moyenne des émissions de CO2 des voitures particulières françaises atteint 111,3 grammes de CO2 au kilomètre. La France se place ainsi au 5e rang européen (derrière la Norvège, les Pays-Bas, le Danemark et le Portugal), mais loin devant la Lettonie avec ses 139,4 g CO2/km.

 

 



[1] émettant moins de 60 grammes de CO2 par kilomètre parcouru et à ce titre bénéficiant d’un bonus de 4.000 à 6.300 euros.

[2] émettant au moins 131 g CO2 par km parcouru et à ce titre frappées d’un malus pouvant atteindre 8.000 €/véhicule.

 



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