Le WWF alerte sur un projet de barrage sur le Mékong

Le 25 mars 2011 par Célia Fontaine
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Le barrage de Xayaburi (Laos) est le premier à être proposé sur le courant principal inférieur du Mékong. La phase de consultation du projet est presque achevée. Ce qui n’est pas sans inquiéter le WWF. L’ONG rappelle les échecs des précédents ouvrages bâtis sur le grand fleuve, peut-on lire dans un communiqué de l’ONG du 24 mars.

«Les investisseurs des futurs barrages du fleuve Mékong seraient bien inspirés d’intégrer les leçons des ouvrages de la rivière Mun, échec économique remarquable et cause de perturbations environnementales et sociales majeures», prévient l’organisation au panda.

Construit dans les années 1990, le barrage de la rivière Mun a décimé les populations de poissons, déplacé des communautés et échoué à faire rentrer les investisseurs dans leurs fonds. Au final, le coût de la construction a atteint 233 millions de dollars (165 millions d’euros), soit deux fois plus que le montant du devis initial. Aujourd’hui, le gouvernement thaïlandais envisage d’ouvrir de façon permanente les vannes du barrage de la rivière «dans l’espoir de restaurer l’écosystème du bassin versant et de revivifier les moyens de subsistance le long d’un des affluents principaux du fleuve Mékong», poursuit le communiqué.

Il pourrait en être de même avec le projet d’ouvrage Xayaburi, prévu au nord du Laos, qui risque de mettre en danger les moyens de subsistance de dizaines de millions d’individus dans la région. «Le Mékong est un écosystème unique et particulièrement complexe qui abrite les pêcheries situées à l’intérieur des terres les plus productives et qui ne vient en deuxième place après l’Amazone qu’à cause du nombre d’espèces de poissons» explique le Suphasuk Pradubsuk, coordinateur national de la stratégie auprès du WWF-Thaïlande.

L’étude de faisabilité du projet Xayaburi qui vient d’être publiée assure que les impacts du barrage de Xayaburi seraient faibles, «mais elle ne fournit pas d’éléments pour justifier cet optimisme», s’inquiète Phansiri Winichagoon, directeur du WWF-Thaïlande.

Elle semble pour l’instant très éloignée des bonnes pratiques actuelles en matière d’évaluation environnementale.



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