Le vitrage thermiquement plus performant

Le 16 novembre 2004 par Claire Avignon
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SGG PRODUITS bis
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Du 16 au 19 novembre se déroule la neuvième édition du Salon international de la fenêtre, de la porte, de la fermeture et de la protection solaire (Equip'baie 2004). L'occasion pour les professionnels du vitrage de mettre en avant les points forts de leurs produits dans la maîtrise de l'énergie des bâtiments, mais aussi dans le domaine émergent de la prise en compte du confort.

«Nous devons prendre en compte l'intérêt de la lumière naturelle et des apports thermiques des vitres lors de la prochaine réglementation thermique (RT 2005).» C'est le principal message que les industriels souhaitent transmettre lors du salon Equip'baie 2004. «Nous voulons montrer qu'il ne faut pas seulement évaluer le coefficient d'isolation dans la conception d'un bâtiment, mais aussi celui de la transmission de la lumière et le facteur solaire (énergie transmise à la pièce)», explique Jean-Luc Marchand, délégué général du Syndicat national de la construction des fenêtres, façades et activités associées (SNFA). Aujourd'hui, les baies vitrées atteignent des coefficients d'isolation plus que corrects, inférieurs aux 2,9 watts par mètre carré et par Kelvin (W/m2.K) exigés par la RT 2000 sur les constructions neuves. Un double vitrage classique correspond à 3 W/m2.K tandis que les techniques actuelles réussissent à abaisser le coefficient jusqu'à 1,4 W/m2.K.

En effet, les vitrages à isolation renforcée (VIR), créées dans les années 1980, ont pénétré à hauteur de 70% le marché du neuf. En France, le groupement VIR assure leur promotion. Il comprend les groupes Glaverbel, Pilkington France et Saint-Gobain glass ainsi que l'Agence de l'environnement et de maîtrise de l'énergie (Ademe) et Eliope (groupement d'intérêt économique composé notamment d'EDF). Les entreprises commercialisent actuellement deux systèmes dits "à faible émissivité". L'un consiste à ajouter au double vitrage classique une couche en oxyde métallique sur la vitre intérieure du côté de l'air isolant, air que l'on peut remplacer pour plus d'efficacité par de l'argon. L'autre utilise la même technique mais la couche en oxyde métallique y est placée sur la vitre extérieure. «La première technologie reste la plus courante, explique Fabian Gantois, ingénieur conseil pour le groupement VIR. La couche en oxyde métallique agit comme une barrière contre le rayonnement infrarouge (IR). En hiver, la chaleur à l'intérieur de la pièce est en partie réfléchie ce qui diminue les déperditions thermiques.» Le second processus est moins connu mais encore plus intéressant puisqu'en plus de cette barrière thermique l'hiver, la couche permet de renvoyer une partie du rayonnement solaire vers l'extérieur l'été. «Il s'agit d'une solution passive de climatisation sur laquelle la RT 2005 va mettre l'accent.», précise Fabian Gantois.

D'autres techniques permettent une nette amélioration des performances thermiques du bâtiment comme celle de la rupture du pont thermique lié à l'encadrement des vitres. «D'une manière générale, une conception et une orientation intelligente du bâtiment peuvent permettre de consommer moins tout en ayant une surface de vitrage importante et donc plus de confort visuel», plaide Jean-Luc Marchand. «On se rend compte aujourd'hui qu'il n'est pas très agréable de travailler dans une ambiance artificielle», renchérit Samira Kherrouf, ingénieur à l'Ademe pour les questions relatives au bâtiment. D'ailleurs les sociétés spécialisées dans les vitres travaillent sur cet aspect en faisant passer la plus grande partie du rayonnement visible par les vitres tout en freinant le rayonnement invisible.




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