Le vin n’échappe pas aux pesticides

Le 28 mars 2008 par Agnès Ginestet
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Une campagne de tests réalisée par le réseau d’ONG Pesticides action network Europe (PAN-Europe) sur 40 bouteilles de vin rouge achetées dans l’Union européenne montre que 100% de celles qui sont issues de l’agriculture conventionnelle contiennent en moyenne plus de 4 résidus de pesticides différents. Les bouteilles prises en compte proviennent de France, d’Allemagne, d’Afrique du Sud ou encore d’Australie, et selon le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF) membre de PAN-Europe, 34 sont issues de l’«agriculture intensive» et 6 de l’agriculture biologique.

Un Bourgogne premier cru contient 9 pesticides différents, et la bouteille la plus contaminée, qui provient d’Allemagne, en renferme 10. Parmi les 6 vins biologiques, 5 n’ont aucun résidu de pesticides. Un en présente de faibles quantités, et selon le MDRGF, «cette présence est expliquée par les dérives des pulvérisations en provenance des parcelles voisines».

L’association précise que les niveaux de contamination mesurés dans le cadre de cette étude sont jusqu’à 5.800 fois supérieurs aux concentrations maximales admissibles (CMA) autorisées pour les pesticides dans l’eau du robinet, sans toutefois dépasser les limites maximales de résidus (LMR) autorisées dans le raisin. «Il est grand temps, conformément aux décisions du Grenelle, que la viticulture réduise sa consommation de pesticides et donc l’exposition des consommateurs en privilégiant les techniques alternatives aux pesticides», estime François Veillerette, président du MDRGF et administrateur de PAN-Europe.


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