Le vélo, source d’économie pour les villes

Le 13 mai 2015 par Romain Loury
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Copenhague, eldorado du vélo
Copenhague, eldorado du vélo

En ville, se rendre en travail au vélo coûterait 6 fois moins cher à la société que prendre sa voiture, révèle une étude menée au Danemark et publiée dans la revue Ecological Economics.

Friande de la petite reine, Copenhague demeure le seul exemple de ville où des évaluations coût-bénéfice ont été menées» afin de justifier les investissements pour les cyclistes, rappellent Stephan Gössling et Andy Choi, économistes à l’université Linné (Kalmar, Suède). Le vélo y enregistre d’excellents résultats, en hausse constante: en 2012, les autorités estimaient que les habitants avaient roulé 1,27 millions de km, revenant à un niveau similaire au début des années 1960.

Détaillée dans la revue Ecological Economics, la ville s’est dotée d’une méthode de calcul, dite CBA (Cost-Benefit Analysis), qui lui permet de comparer le coût pour la collectivité d’un kilomètre roulé en voiture ou à vélo. Fréquemment affiné, il tient compte de nombreux facteurs: coût du véhicule (réparation, entretien, essence, carburant, etc.), accidents, temps de transport, pollution et coût sanitaire, bénéfices du vélo pour la santé, détérioration des chaussées, et même émissions de gaz à effet de serre.

8,1 centimes d’euro par km

C’est ainsi que selon l’analyse pour l’année 2008, tout kilomètre roulé à vélo coûterait 8,1 centimes d’euro à la collectivité, contre 50,3 centimes en voiture. Pour la santé, tout kilomètre à vélo fait baisser le coût social de 39,1 centimes d’euro; pour l’allongement de l’espérance de vie, le coût diminue de 34,8 centimes.

Il est par ailleurs moins coûteux d’entretenir et de faire fonctionner un vélo (4,4 centimes/km) qu’une voiture (13,7 centimes/km). Et si le vélo n’occasionne aucune pollution, l’impact d’une voiture est estimé à 5,7 centimes d’euros par km, aussi bien en termes de pollution de l’air, d’émission de gaz à effet de serre que de nuisances liées au bruit.

«Il est évident que les avantages économiques du cyclisme dépassent de moi ceux de la voiture, et malgré ses limites, la méthode CBA constitue un outil important pour justifier les investissements» de réorganisation du réseau de transport, notamment la mise en place de pistes cyclables et de parkings à vélo, commentent les auteurs.

Dans un plan 2011-2015 pour le cyclisme, la ville de Copenhague prévoit de passer de 36% à 50% d’habitants se rendant au travail à vélo. Rien qu’en 2013, «33,61 millions d’euros ont été investis dans l’amélioration des conditions de cyclisme dans la ville, et d’autres financements seront nécessaires dans les années à venir», expliquent les auteurs.

 

SOMMAIRE DU DOSSIER 

Le vélo, source d'économie pour les villes

10 pétroliers s'engagent à réduire le torchage

A Strasbourg, des médecins s'insurgent contre la pollution

Au Sri Lanka, les mangroves sortent la tête de l'eau

Premier retrait, en France, d'un récif artificiel

Tarification solidaire de l'eau: le bilan positif de Dunkerque

42 restaurants parisiens collectent pour l'avenir 

9 pays s'engagent à moins polluer la Baltique

A Chypre, l'effraie protège le caroubier

L'immobilier prend un peu de valeur verte

REVENIR AU SOMMAIRE

 

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus