Le vélo en course pour la présidentielle

Le 12 janvier 2012 par Stéphanie Senet
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Après l’agriculture bio (voir JDLE) et la biodiversité (voir JDLE), le vélo tente une échappée, en pleine campagne présidentielle, pour faire connaître ses mérites.
 

L’initiative vient du Club des villes et territoires cyclables (CVTC), une association d’un millier de collectivités françaises, représentant environ 40 millions d’habitants.
 

«Il existe une politique Vélo en France, mais elle est le fait quasiment exclusif des collectivités locales, qui assurent plus de 90% de l’investissement public et qui accentuent considérablement leurs efforts depuis 2007», estime Jean-Marie Darmian, son président, également maire de Créon (Gironde).
 

Selon lui, le gouvernement a laissé passer toutes les occasions d’engager un vrai changement en faveur de la mobilité douce, qui accumule pourtant les vertus: environnementales bien sûr, mais aussi économiques et sanitaires…
 

Le CVTC a donc envoyé au gouvernement, ainsi qu’à l’ensemble des candidats, ses 10 propositions pour une vraie politique nationale en faveur du vélo. La première serait d’affecter 10% du budget des routes nationales et des autoroutes à l’aménagement d’itinéraires dédiés à la petite reine.
 

Autres idées: mettre en place le jalonnement rapide des principales véloroutes et voies vertes, relancer la démarche du Code de la rue (1), développer un plan ambitieux de stationnement, déployer le marquage à vélo pour lutter contre les vols, et lancer une campagne de communication (sur le mode «le vélo, c’est bon pour la santé»).
 

Le CVTC, qui pense à tous les cyclistes, appelle aussi à un déploiement d’actions d’apprentissage à l’échelle nationale (reposant sur des vélos-écoles), à un programme spécial pour les salariés (avec exonérations fiscales pour les entreprises mettant des vélos à disposition), et à une indemnité kilométrique vélo (sur le modèle belge, soit 0,21 €/km, cumulable sous condition avec l’indemnité de transport public).
 

Le gouvernement a de son côté annoncé qu’il allait lancer un plan national Vélo, le 26 janvier. Périodiquement, la bicyclette fait l’objet de mesures politiques… L’été 1994, Michel Barnier, alors ministre de l’environnement, décrète que les voies sur berges parisiennes sont réservées aux vélos et aux piétons certains dimanche. Plus largement, ce sont les systèmes de vélo partagé qui se sont développés en France au cours des années 2000, à l’initiative des municipalités.
 

En France, la ville la plus vélo est Lorient (Morbihan), dont 96% des voies sont aménagées pour les cycles, alors que la moyenne française plafonne à 15%!
 

Selon une enquête réalisée par le CVTC, les collectivités locales dépensent environ 5 € par an et par habitant pour le vélo. Les plus dépensières sont la ville d’Angers et l’agglomération de Toulouse (14 €/an/hab).
 

(1)    Le Code de la rue fait l’objet de travaux de réflexion au sein du Centre d’études sur les réseaux, les transports, l’urbanisme et les constructions publiques (Certu): instauration d’un principe de prudence dans le Code de la route, création de zones de rencontre et généralisation des doubles-sens cyclables.

 



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