Le travail de nuit chez les femmes progresse

Le 11 octobre 2005 par Christine Sévillano
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

Une étude de la Dares montre une progression importante du travail de nuit des femmes dans l'industrie.

L'étude de la Direction de l'animation, de la recherche, des études et des statistiques (Dares) d'octobre 2005 montre que le travail de nuit et du soir progresse depuis 10 ans, et ce plus rapidement (de 4 points) pour les femmes que pour les hommes. Il faut remarquer qu'une loi du 9 mai 2001 a levé les restrictions du travail de nuit des femmes au nom de l'égalité professionnelle. En 2002, sur plus de 3 millions de salariés travaillant régulièrement ou occasionnellement entre minuit et 5 heures du matin, la durée la plus nocive pour la santé, 2,3 millions sont des hommes et 732.000 sont des femmes. Le travail de nuit représente donc 14,3% des salariés, (13% en 1991): la part des hommes a progressé de 18,7 à 20,3% et celle des femmes a augmenté de 5,8 à 7,3%. Une forte hausse, puisqu'elles représentent désormais un quart des personnes travaillant de nuit contre un cinquième en 1991.

Ce sont les services les plus demandeurs puisqu'ils emploient 9 femmes sur 10 travaillant au-delà de minuit. En effet, le travail de nuit, tout sexe confondu, concernent les policiers, les militaires et les professions intermédiaires de la fonction publique, où les hommes sont majoritaires. Viennent ensuite les professions de l'information et du spectacle, les chauffeurs, les professions de la santé et de l'action sociale, dans lesquelles les femmes sont très nombreuses. Dans l'industrie, les hommes sont majoritaires: 3 hommes sur 10, qui travaillent de nuit, exercent dans ce secteur. A noter que le travail de nuit diminue pour les emplois qualifiés.

En fait, la hausse du travail de nuit a été très forte dans l'industrie et en particulier pour les femmes: de 1,9% à 5,6, mais de 21 à 24% pour les hommes. Les industries les plus concernées par cette progression des femmes sont l'agroalimentaire, la pharmacie, l'automobile, les équipements électroniques, la chimie, les industries de composants électroniques, alors que dans le même temps la part des femmes recule dans les professions de la santé. L'étude indique que l'industrie, par cet allongement de la durée du travail, recherche un accroissement de la rentabilité économique alors que «le recours au travail devrait être exceptionnel et justifié par la nécessité d'assurer la continuité de l'activité économique ou de services d'utilité sociale». Le travail du soir (de 20 heures à minuit), qui connaît une hausse des salariés (près de 16% en 1994 et 17,7% en 2002), révèle également une augmentation significative de la gent féminine.




A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus