Le transport maritime tient sa feuille de route climatique et sanitaire

Le 02 novembre 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le fioul consommé par les grands navires contient 3500 fois plus de soufre que le gazole.
Le fioul consommé par les grands navires contient 3500 fois plus de soufre que le gazole.
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A l’issue d’une semaine de négociation, l’Organisation maritime internationale (OMI) a édicté, le 28 octobre, de nouvelles règles pour réduire les émissions de CO2 et de polluants atmosphériques.

Un mois après que l’Organisation de l’aviation commerciale internationale (OACI) a infligé une faible contrainte carbone aux compagnies aériennes, la marine marchande lève l’ancre carbonique. Le 27 octobre, le Comité de la protection du milieu marin (MEPC) de l’OMI a posé les jalons d’une stratégie climatique pour le transport maritime.

Navires de 5.000 tonnes

Dès janvier 2019, les exploitants des navires commerciaux déplaçant plus de 5.000 tonneaux (à l’origine de 85% des émissions de CO2 de la flotte mondiale) devront collecter des informations sur les volumes et la nature des combustibles consommés par leurs bateaux. Une autre façon d’estimer précisément leurs émissions de gaz carbonique. Ces données devront être analysées à partir de l’automne 2020 par l’OMI. L’organisme onusien, en charge de la régulation du secteur, disposera alors de trois ans pour élaborer une stratégie de réduction des émissions. L’OMI n’est pas connue pour agir avec célérité.

Economie d’énergie

Ces mesures se conjugueront sans doute avec les prescriptions en matière d’efficacité énergétique des navires neufs édictées en 2011. «D'ici 2025, tous les navires construits seront 30% plus économes en énergie que ceux construits en 2014», souligne l’OMI, dans un communiqué.

Le MEPC a également renforcé la réglementation internationale encadrant les émissions de polluants atmosphériques. Dès le 1er janvier 2020, la flotte mondiale devra consommer un fioul dont la teneur en soufre n’excèdera pas 0,5%, contre 3,5% actuellement. Dans les zones de contrôle renforcé (Manche, mer du Nord) les navires continueront de consommer du fioul très largement désulfuré (0,1%).

Désulfuration

Ces mesures sont saluées par Transport and Environnement. Et l’ONG de rappeler que le fioul consommé par la marine marchande contient 3.500 fois plus de soufre que le gazole distribué dans les stations-service. Selon certaines études, les pollutions soufrées imputables au transport maritime seraient responsables de plusieurs dizaines de milliers de morts prématurées par an le long des côtes d’Asie et d’Europe.

L’OMI a aussi engagé la procédure de classement des zones Manche-mer du Nord et Baltique en zone de contrôle renforcé pour les oxydes d’azote (NOx). Cette démarche permettra d’imposer aux navires neufs qu’ils émettent 60% de NOx de moins que les bateaux actuels.

 



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