Le transport maritime mondial doit prendre les devants en matière de pollution

Le 17 décembre 2007 par Victor Roux-Goeken
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Pour éviter de se voir imposer des normes régionales de réduction des émissions polluantes, l'industrie du transport maritime doit se fixer elle-même des objectifs d'ici la fin de l'année 2008. Tel est l'avis de la chambre maritime internationale (International chamber of shipping, ICS). Le secteur, qui assure le transport de 90% du commerce mondial, pèse un milliard de dollars.

Tony Mason, secrétaire générale de l'ICS, a exposé ses craintes lors d'une conférence à Londres (Royaume-Uni) que l'Organisation maritime internationale (IMO), organisme dépendant des Nations unies, ne parvienne pas à trouver une solution et que le secteur «assiste à une prolifération de réglementations locales, probablement menées par l'Union européenne et les Etats-Unis.»

A l'instar de l'aviation, la navigation échappe pour l'instant à une législation trop contraignante sur ses émissions, mais sans doute plus pour longtemps. La flotte mondiale comprend 60.000 navires et est responsable de 10% des émissions de dioxyde de soufre et d'azote, à l'origine des pluies acides.

L'IMO révise actuellement la législation en matière de pollution, régie par l'Annexe VI de la convention Marpol, adoptée en 1997 mais entrée en vigueur en 2005. Quant aux gaz à effet de serre, l'industrie du transport maritime n'arrive pas à cerner précisément combien elle en émet annuellement dans l'atmosphère. Ces émissions représenteraient 2% du bilan mondial, chiffre probablement largement sous-estimé.




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