Le transport ferroviaire de voyageurs s’étiole

Le 17 novembre 2017 par Olivier Descamps
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Seule satisfaction de l'étude de l'Arafer, le Transilien voit son trafic augmenter de 3,8 %.
Seule satisfaction de l'étude de l'Arafer, le Transilien voit son trafic augmenter de 3,8 %.
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L’autorité de régulation des activités ferroviaires et portuaires publie son premier bilan complet sur le marché du transport de voyageurs. Les résultats ne sont pas bons.

Cocorico. Si la France ne monte pas sur la plus haute marche, elle possède le deuxième réseau ferroviaire européen après l’Allemagne et le deuxième réseau à grande vitesse après l’Espagne… Ces chiffres sont malheureusement les rares dont on peut se réjouir dans la mine de données que vient de publier pour la première fois l’autorité de régulation des activités ferroviaires et portuaires (Arafer).

Disparités

« Avec une moyenne de 40 trains de voyageurs circulant chaque jour par kilomètre de ligne et par sens en 2015, la France se place en 10ème position en Europe en matière d’intensité d’utilisation de son reseau ferroviaire, devant l’Espagne, mais derriere le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Italie », illustre l’étude, précisant qu’il existe de fortes disparités puisque 80 % des circulations de trains de voyageurs s’effectuent sur 27 % du réseau ferré national et qu’un quart des voies sont tout simplement considérées comme « étant hors d’âge ».

Une part modale de 9,2 %

Plus ennuyeux, malgré un bilan carbone intéressant, le train ne cesse de perdre des parts de marché. Si la progression du transport intérieur de voyageurs en France est de 2,3 % entre 2015 et 2016, elle est liée au trafic automobile (+2,7 %), aux déplacements collectifs routiers urbains et interurbains (+3,1%), à l’avion (+3,8 %), mais en aucun cas au transport ferroviaire qui lui a diminué de 1,5 %. La part modale du train est désormais de 9,2 % (contre 10 % en 2011). Ces chiffres sont notamment plombés par la désaffection des trains Intercités (-6,5%), quand le Transilien qui dessert principalement la banlieue parisienne sauve la mise (+3,8%). Cette tendance aura au moins le mérite de renforcer le gouvernement dans sa volonté de redonner la priorité au transport quotidien.

Des retards « maîtrisables »

Malgré ces nouvelles peu réjouissantes, ces travaux devraient plus globalement contribuer à effectuer des choix de manière plus objective. Le président de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable au Sénat, le centriste Hervé Maurey, salue « un travail remarquable » qui « souligne le besoin de rétablir l’attractivité du ferroviaire ». Lui a déjà sa conclusion : la nécessité de développer la concurrence pour augmenter l’attractivité des lignes en réduisant à la fois les prix et les retards. Selon l’étude, ils dépassent 6 minutes pour 11 % des trains qui ont circulé en 2016 et sont pour moitié « maîtrisables ».



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