Le « trait de côte » français aux petits soins

Le 18 août 2010 par Thérèse Rosset
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Près d’un quart du littoral français s’érode. Ce phénomène naturel est observé partout dans le monde. Mais du fait de ses impacts sur les activités humaines économiques et d’urbanisation, le ministère de l’écologie (Meeddm) a souhaité éditer le 17 août un guide de gestion du trait de côte, c'est-à-dire la limite entre la mer et la terre (synthèse disponible).

L’érosion est provoquée par différents facteurs combinés : les volumes de sédiments disponibles, les facteurs hydrodynamiques et climatiques et le niveau de la mer. Le vent est aussi un agent de transport fondamental du sable.

Le document informe sur les techniques de défense contre la mer, afin d’éviter un autre désastre comme celui provoqué par la tempête Xinthia début 2010. Les rechargements de plage en sable sont très utilisés aujourd’hui. Parallèlement, la gestion des dunes est indispensable pour limiter l’érosion éolienne : la plantation de végétaux est une solution efficace pour éviter leur fragilisation. Concernant les côtes à falaises, leurs pieds peuvent aussi être protégés, les ruissellements et infiltrations éliminés. En amont, les récifs artificiels, les atténuateurs de courant à base d'éléments filiformes disposés en épis, ainsi que les pieux hydrauliques peuvent favoriser la dispersion de la houle qui érode les côtes.

La combinaison de ces procédés avec des techniques dites dures (construction d’ouvrages solides de type longitudinal ou transversal) permettent en règle générale une plus grande efficacité.

Les expériences des collectivités locales françaises ont permis d’identifier 4 stratégies de gestion du trait de côte : le « laisser-faire », qui consiste à suivre l’évolution naturelle là où les enjeux ne justifient pas une action. A côté, le plan « adaptation » ; par lequel les collectivités interviennent de façon limitée en accompagnant les processus naturels, tel le contrôle souple des dunes. Le « recul stratégique » organise quant à lui le repli des constructions existantes derrière une nouvelle ligne de défense naturelle ou aménagée. En clair, l’homme recule devant les forces de la nature. Conséquence, le littoral est restauré. Enfin, la « fixation » permet le maintien du trait de côte par des méthodes douces comme le rechargement des plages ou des systèmes de drainage. 

 



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