Le tout bio augmenterait de 20% les émissions agricoles anglaises

Le 23 octobre 2019 par Stéphanie Senet
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Pour réduire les émissions du bio, les pratiques alimentaires doivent changer
Pour réduire les émissions du bio, les pratiques alimentaires doivent changer
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Plus de bio, c’est moins de rendements et donc davantage d’importations pour répondre à la même demande alimentaire. Telle est la conclusion des chercheurs de l’université de Cranfield qui estime que le tout bio réduirait de 40% la production totale d’aliments en Angleterre et au Pays-de-Galles par rapport à l’agriculture conventionnelle (en unité énergique). Pour converser les habitudes alimentaires des Anglais et des Gallois, il faudrait donc importer de la nourriture, ce qui augmenterait de 21% les émissions de GES actuelles de l’agriculture.

 

Changements profonds

«Si les pratiques agricoles biologiques présentent des bénéfices environnementaux locaux indéniables, dont la séquestration de carbone dans le sol, une moindre exposition aux pesticides et une amélioration de la biodiversité, ils doivent être mis en relation avec la nécessité d’une production accrue ailleurs», explique le professeur Guy Kirk, l’un des auteurs de l’étude. «Une réduction nette des émissions ne pourrait être atteinte que grâce à une hausse sensible des rendements de l’agriculture biologique ou à des changements profonds du régime alimentaire national», complète Laurence Smith, l’auteur principal. De nombreuses études ont déjà montré que l’alimentation devait  être moins carnée pour réduire les émissions actuelles de l’agriculture.