Le temps qui change coûte cher

Le 23 juin 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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C’est bien connu, le temps qu’il fait n’est plus ce qu’il était. Mais cette instabilité croissante a-t-elle une influence sur l’activité économique. Oui, répond, sans hésiter Jeffrey Lazo. Avec des confrères de l’université du Colorado, du laboratoire national Lawrence Berkeley et du consultant Stratus, ce chercheur du centre national pour la recherche sur l’atmosphère (NCAR, selon l’acronyme américain) a évolué l’impact économique des conditions météo «hors normes».
 
L’équipe de chercheurs –qui publie ses résultats dans la dernière mouture du Bulletin of the American Meteorological Society– a compilé tous les événements climatiques sortant des normales saisonnières pendant 70 ans. Elle les a mis en parallèle avec les performances des principaux secteurs d’activité économique. Et les résultats sont sidérants. Pour la seule année 2008: les journées trop chaudes ou trop froides, les tempêtes de neige ou de poussière, les tornades et les cyclones ont fait perdre à l’économie américaine 485 milliards de dollars (342,75 milliards d’euros), soit l’équivalent de 3,4% de son PIB.
 
 Ce sont les industries extractives qui sont le plus sensible au temps qu’il fait. Selon que l’année soit «normale» ou non, les exploitants de mines, pétroliers ou gazier peuvent voir leur chiffre d’affaires varier de 14%. Les agriculteurs ne sont pas loin derrière avec une volatilité de 12%. Plus étonnant, le secteur tertiaire dans son ensemble s’avère relativement sensible: 8% de volatilité. Soit un point de mieux que les producteurs d’électricité.


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