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Le talc, cancérigène en milieu professionnel?

Le 23 avril 2012 par Geneviève De Lacour
Le talc, cancérigène ?
Le talc, cancérigène ?

Le talc peut-il contenir des fibres d’amiante? Des inquiétudes concernant un enduit époxydique, fabriqué à partir de talc suspecté de contenir des fibres d’amiante, ont poussé les autorités à saisir l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) en mars 2009. Celle-ci a donc évalué les risques sanitaires du talc en milieu professionnel.

Les travaux menés par l’agence montrent que le talc peut contenir, selon les différents gisements dont il est originaire, d’autres minéraux fibreux ou non fibreux. En particulier, des fibres minérales ayant des structures chimiques analogues à celles des 6 fibres minérales classées comme des fibres d’amiante au sens réglementaire.

Pour l’agence, le niveau de connaissance de la nature minérale et de la composition des différents gisements de talc dans le monde est assez limité. Seuls certains talcs européens et nord-américains ont été bien étudiés. «On ne peut donc exclure la présence de fibres d’amiante dans les talcs, qu’elles soient asbestiformes ou non asbestiformes», précise l’Anses dans son avis publié le 20 avril dernier.

Quels sont les effets du talc sur la santé? L’expertise de l’Anses confirme les effets non cancérogènes (talcoses), qui se produisent, en particulier, à la suite d’une exposition à long terme.

Mais pour ce qui des effets cancérogènes potentiels du talc, contenant des fibres minérales non asbestiformes ou des fragments de clivage, «les données épidémiologiques et toxicologiques ne permettent pas à l’heure actuelle, de se prononcer sur ce risque», affirme l’agence.

L’Anses recommande donc d’établir une cartographie précise des différents gisements de talc dans le monde avec une identification des autres fibres minérales qu’ils sont susceptibles de contenir. Elle propose également que la traçabilité des talcs soit assurée, et cela depuis leur extraction jusqu’à leur commercialisation en France.

En l’absence de toute information fiable et validée sur l’origine des talcs, l’agence recommande de rechercher, «selon les méthodes réglementaires qui concernent la recherche d’amiante dans les matériaux, les fibres d’actinolite, de trémolite et d’anthophyllite (ATA) dans les talcs, ou dans les produits contenant du talc, commercialisés en France».

L’Anses recommande ensuite d’appliquer la réglementation sur l’amiante, en cas de mise en évidence de fibres ATA dans des produits contenant du talc, commercialisés ou déjà en place; d’appliquer la réglementation sur l’amiante en milieu de travail en cas de présence de fibres d’amphiboles ATA dans l’air inhalé par les travailleurs exposés au talc, ou aux produits en contenant; enfin, de «développer des méthodes analytiques et des études sur les effets sanitaires pour permettre à la fois de différencier les fibres asbestiformes des fibres non asbestiformes, et d’améliorer les connaissances sur les effets sanitaires des différentes fibres non asbestiformes».

 



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