Le système RASFF prospère

Le 02 novembre 2011 par Romain Loury
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Le Système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) a enregistré, en 2010, une hausse de 8% des notifications européennes, évolution qui serait liée à un renforcement des contrôles aux frontières, selon son rapport annuel publié vendredi.
Mis en place en 1979, le RASFF regroupe actuellement les 27 membres de l’Union européenne (UE) et les 4 de l’Association européenne de libre-échange (AELE), à savoir la Norvège, l’Islande, la Suisse et le Lichtenstein.
Selon son rapport annuel de 2010, le RASFF a effectué 8.582 notifications cette année-là, soit 7,8% de plus qu’en 2009. Il s’agit de la troisième année consécutive à la hausse, indique la Commission dans un communiqué.
Dans le détail des chiffres, les notifications initiales (les premières sur un produit donné) ont augmenté de 2,3%, tandis que le nombre de notifications de suivi (celle faisant suite à une notification initiale) a crû de 11,6%.
Selon la Commission européenne, cette hausse «s’explique largement par les refus de lots aux frontières de l’UE». Le résultat d’un renforcement des contrôles aux frontières, survenu avec le règlement n°669/2009  de la Commission.
Pour deux tiers des notifications d’alerte [1], les produits étaient originaires de l’UE, leur retrait étant lié à la présence «de micro-organismes pathogènes, de métaux lourds, de substances allergènes et de mycotoxines», explique la Commission.
Quant aux refus aux frontières, un tiers d’entre eux (34%) concernaient des produits présentant un taux trop élevé de mycotoxines, la deuxième cause étant une teneur surélevée en pesticides.
Quel que soit le lieu d’origine, le nombre de notifications en raison d’un taux élevé de pesticides a explosé, passant de 172 en 2009 à 284 en 2010, soit une hausse de 65% en un an. Egalement en hausse, le nombre de contaminations par des pathogènes tels que les salmonelles et Listeria monocytogenes.
[1] Parmi les notifications du RASFF, certaines font figure d’alerte (produit présent sur le marché, nécessité d’agir rapidement), d’autres seulement d’information (moindre urgence, quand le produit n’est pas encore, ou plus, sur le marché). Troisième type de notification, le refus aux frontières, qui ne s’applique qu’aux produits originaires de pays tiers.


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