Le Synabio encourage ses membres à être responsables

Le 08 octobre 2019 par Stéphanie Senet
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Le label Bio entreprise durable sera applicable dès 2020
Le label Bio entreprise durable sera applicable dès 2020

Attentif aux nouvelles exigences des consommateurs, le syndicat des transformateurs et distributeurs Synabio lance un une nouvelle version de son label Bioentreprisedurable pour renforcer les garanties apportées par le label AB.

Vendre ou transformer des produits bio : un manque d’ambition ? «Il y a cinq ans, le consommateur avait entièrement confiance dans le label AB. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Il était temps d’interroger les entreprises sur ce qu’elles attendent d’un label bio et responsable», explique Mathilde Gsell, coordinatrice RSE du syndicat des transformateurs et distributeurs bio. Une démarche lancée par le représentant des transformateurs, distributeurs et grossistes en février dernier. Sept mois plus tard, après avoir interrogé 240 entreprises et experts, le Synabio amende son cahier des chargesvieux de six ans. Avec de nouvelles ambitions encore perfectibles.

 

Six chapitres

Pour être labellisé Bioentreprisedurable (BioED), l’adhérent doit répondre à 60% des critères, répartis dans 6 domaines. Il doit être attentif à la gouvernance de son entreprise, aux conditions de travail, veiller au respect de l’environnement, garantir des pratiques d’achat et de vente responsables ainsi que des critères de santé et de sécurité et s’ancrer au niveau du territoire. Bémol: il suffit à l’entreprise de réaliser 10% de son chiffre d’affaires en bio pour participer à l’aventure. «Mais nous avons une tolérance zéro pour la présence d’organismes génétiquement modifiés», répond Mathilde Gsell.

 

Priorité à la réduction des déchets

Etoffé par rapport à la version de 2014, le chapitre environnemental s’intéresse à l’ensemble du cycle de vie du produit, de la production à la consommation. «La consultation a révélé des attentes très fortes en matière d’éco-conception et de réduction des emballages. Notre rôle est de les accompagner vers des emballages recyclables, dont le poids est réduit, éventuellement supprimés», poursuit la responsable de la RSE. Global, l’objectif affiché est de «limiter l’empreinte environnementale des emballages». Autre priorité: réduire l’impact de la distribution et de la consommation en optimisant le transport des produits finis et en réduisant le gaspillage alimentaire.

 

Local et sobre

En amont de la chaîne, le label vise à «sélectionner des matières premières correspondant à une approche cohérente, exigeante et durable de la bio» et à favoriser les approvisionnements locaux. Il cible aussi la réduction des consommations de ressources en eau et énergie de l’entreprise, la valorisation des co-produits, la prévention des pollutions.

 

Evaluation annuelle

Pour obtenir le sésame disponible à partir de janvier 2020, une entreprise doit débourser 1.200 euros HT au maximum pour bénéficier d’un diagnostic sur site et de plusieurs ateliers de formation, dont un sur la sensibilisation aux emballages éco-conçus. Une fois obtenu, il est réévalué chaque année, avec un auditune fois sur deux. Depuis 2014, 37 grandes entreprises du Synabio ont déjà été labellisées, dont Biocoop, Léa Nature ou Ekibio. Pour connaître l’évolution des pratiques su secteur en matière de RSE, la création d’un observatoire devrait bientôt fournir des données au niveau national, selon le Synabio.

 

 



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