Le suicide d’un ingénieur de Renault au tribunal trois ans après

Le 22 octobre 2009 par Sonia Pignet
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Le 20 octobre 2006, un ingénieur en informatique de 39 ans s’est jeté du 5e étage d’un bâtiment du Technocentre de Renault à Guyancourt (Yvelines), après un entretien avec sa supérieure. Lundi 19 octobre, le tribunal des affaires de sécurité sociale (Tass) de Nanterre (Hauts-de-Seine) a examiné la demande de la part de sa famille de «reconnaissance judiciaire de la faute inexcusable», a indiqué l’AFP.

La Sécurité sociale a déjà reconnu la mort du salarié comme un accident de travail, mais la famille souhaite dorénavant que la responsabilité de Renault soit reconnue. La veuve et les frères et sœurs de l’ingénieur ont demandé la majoration de la rente versée à la famille et un euro symbolique d’indemnisation. L’avocate de la famille a évoqué dans la plaidoirie le non-respect par Renault de l’obligation de sécurité de résultat, tandis que celle de l’employeur a nié que ce salarié ait été victime d’humiliations ou mauvais traitements de la part de sa supérieure hiérarchique.

La décision du tribunal de Nanterre a été mise en délibéré au 14 décembre. Le Tass de Versailles devrait également examiner prochainement le cas de deux autres suicides au Technocentre de Renault.


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