Le stockage du CO2 en question

Le 02 août 2006 par Agnès Ginestet
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Un ancien gisement de pétrole du Texas et 1.600 tonnes de CO2 liquide injectées à 1.500 mètres de profondeur dans une couche de terrain perméable et poreuse: c'est ce qui a permis à des chercheurs américains et canadiens d'étudier les capacités de stockage du CO2 sous terre. L'équipe, dirigée par Yousif Kharaka dont l'étude a été publiée en juillet dans la revue Geology, a obtenu des résultats qui remettent en cause la viabilité de cette technique. En effet, l'analyse des échantillons prélevés aurait montré que le CO2 injecté acidifie le milieu, ce qui entraîne la dissolution des minéraux présents (en particulier la calcite). Le dioxyde de carbone pourrait donc s'immiscer à travers les barrières de ciment ou de roches, et serait susceptible de retourner dans l'atmosphère, en contribuant finalement à l'effet de serre. La teneur élevée en sel des eaux souterraines -dont les fuites seraient alors facilitées- et la toxicité des métaux et composés organiques qu'elles pourraient charrier seraient également une source de problème sanitaire si les fuites atteignaient l'eau potable de surface.


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