Le Sraddet nordiste retoqué par l’Autorité environnementale

Le 30 juillet 2019 par Stéphanie Senet
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Le conseil régional des Hauts-de-France doit mieux organiser sa transition écologique
Le conseil régional des Hauts-de-France doit mieux organiser sa transition écologique

Dans un avis publié le 29 juillet, l’Autorité environnementale (Ae) épingle le Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires des territoires (Sraddet) de la région des Hauts-de-France.

En matière de transition, le conseil régional des Hauts-de-France peut revoir sa copie. «Le rapport sur les incidences environnementales n’est pas en mesure d’apporter de valeur ajoutée au Sraddet, ni d’assurer une information minimale du public sur ses effets environnementaux et sur les mesures qui seraient nécessaires pour les éviter, les réduire ou les compenser. L’Ae recommande de le reprendre intégralement», écrit-elle sans détours.

Risque de régression environnementale

Et ce n’est pas tout. L’Autorité relève aussi l’absence d’ordre, de hiérarchisation et d’explications quant à l’articulation des mesures et des volets. Ainsi que le manque d’objectifs précis. Pire, certaines dispositions risquent de remettre en cause certaines orientations et ne respecteraient pas le principe de non-régression environnementale, «en particulier en matière de consommation d’espace, d’émissions de gaz à effet de serre et de biodiversité», poursuit l’Ae. La région des Hauts-de-France est pourtant la deuxième région la plus artificialisée de France, selon l’atlas régional de l’occupation des sols[1].

Arrêté le 31 janvier dernier par le conseil régional présidé par Xavier Bertrand, le projet de Sraddet avait déjà reçu un avis défavorable, le 23 avril, à l’unanimité des membres du Conseil économique, social et environnemental régional.

De trop nombreuses impasses

Parmi ses ambitions très générales, le texte vise à «amplifier les résultats de la troisième révolution industrielle», «concilier les impératifs de développement et la préservation des ressources», «développer une offre de logements de qualité, répondant aux besoins des parcours résidentiels et contribuer à la transition énergétique»… Sont totalement absents : la maîtrise et la valorisation de l’énergie, la lutte contre le changement climatique, la lutte contre la pollution de l’air, la protection et la restauration de la biodiversité, la prévention et la valorisation des déchets dans une perspective d’économie circulaire.

 



[1] Ministère de l’environnement, octobre 2016

 



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